Les oiseaux de malheur d'André Pratte

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Les oiseaux de malheur d'André Pratte

Les oiseaux de malheur d'André Pratte parlent des médias, de la communication, des journalistes. L'auteur s'interroge sur la qualité de l'information et de sa pertinence. Qu'est-ce qui est d'intérêt public ? et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Les journalistes sont-ils, de plus, devenus des oiseaux de malheur ? Les médias sont-ils pessimistes quant à la société, à la politique et aux politiciens ? Et sont-ils plus enclins à faire des stars (des vedettes, des artistes), des "dieux", des modèles, plus grands que nature ?
André Pratte montre, dans ce livre, ce qu'il croit être, " les maux"qui ternissent l’information. Il fait un portrait peu flatteur, presque acerbe, d'une information qui annonce beaucoup de choses sans toujours faire la distinction entre ce qui est une information importante, crédible et ce qui ne l'est pas réellement. Il remet en question le travail des journalistes, il parle de leur responsabilité dans la transmission juste de ce que doit être une nouvelle nécessaire, pertinente. Il s’appuie sur plusieurs exemples, sur des anecdotes et des entrevues pour développer sa thèse et démontrer la véracité de ses constats. Il se demande si le journaliste joue encore correctement son rôle premier: informer la population et l'aider à comprendre les enjeux et la complexité des problèmes de la société. Est-ce que le journaliste ne donne pas plus d'importance à l’insignifiant et aux futilités ? Est-ce que le public n'est pas noyé dans trop de renseignements ? Est-ce que les professionnels de l'information aide ce public à faire la part des choses et à utiliser son sens critique ? Est-ce que le journaliste n'encourage pas et ne donne pas plus de poids aux préjugés ? Est-ce que les gens du métier ne cultivent pas davantage, chez la population, "l'amour" du sensationnalisme et du spectaculaire ? L'auteur veut que le journaliste n'oublie pas son devoir de pédagogue; il veut une information de meilleure qualité...
Je ne vous en dis pas plus.

Bonne lecture.

(Une de mes critiques sur Babelio. )

Merci.

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