La FIN triste d'un espoir

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

 

L'enfance berce nos rêves; les histoires des aînés peuplent nos coeurs et réjouissent nos matins.

Nos pas marquent la terre ancestrale et cherchent, dans les rayons du soleil, la chaleur familiale.

Nous rions de nos maladresses, de nos peurs, de nos heures qui s'écourtent avec nos peines. Les jours deviennent des songes, les songes des espoirs infimes vers l'ailleurs, un ailleurs espéré comme un changement bénéfique pour soi, pour tous!

Un espoir dans un autre endroit, un autre océan, pour choisir un autre destin; découvrir d'autres parfums, d'autres saveurs, d'autres clameurs, d'autres paroles, d'autres pensées, d'autres êtres que l'on veut des amis, des frères, comme ceux que l'on laisse derrière ; ceux que l'on quitte en se promettant de revoir bientôt, plus riche de tout, plus forts de nos expériences, de nos projets, de nos voyages vers l'inconnu.

Le savoir, la connaissance, l'aventure ouvrent nos âmes à l'espérance d'une vie meilleure, d'une vie idéale, comme si l'idéal n'était pas déjà ceux que nous abandonnons, ce que nous sacrifions... 

Nous voilà, ailleurs;  nous voilà loin, loin des rires, loin des chants, loin des habitudes sécurisantes, loin des joies de la jeunesse....

D'un coup, nous vieillissons, de la vieillesse de ceux qui cherchent sans trouver. Nous perdons la flamme précieuse, celle logée dans nos yeux naïfs, ces yeux, des jumelles optimistes, qui ont tracé dans notre tête et dans notre esprit, l'espoir d'un gazon plus vert et plus beau que celui que l'on avait jadis, auprès de ceux qui nous aimaient sans attendre de nous d'être autre chose que nous; ceux qui priaient, souhaitaient, désiraient que nous soyons plus que nous, plus qu'eux-mêmes, c'est-à-dire des êtres heureux, prospères, épanouis sur tous les plans et à tous les niveaux.

Partir, se séparer, pour grandir et voir le monde; voir plus que le quotidien rassurant de l'adolescence, de l'enfance. " Les voyages forment la jeunesse.." entendons-nous dire. Vrai! Mais, ils forment parfois dans la douleur, dans le calvaire de ce renoncement qui nous fait tenir, tenir, tenir,...parce que nous avons un but: Aider ! Aider, en se réalisant ! Vivre, plutôt que survivre ! Mais, on arrive à un stade où parfois l'on constate avec tristesse, chagrin, colère et désespoir, que l'on survit et que la Vie, la vraie vie, était celle que nous avions...." Le vrai bonheur on l'apprécie lorsqu'on la perdue..." Mais, qu'est-ce qui nous fait penser, lorsque tout nous dit que nous gagnerons plus à être de l'autre côté de ce monde connu, que le monde inconnu n'est pas le bon ?

La radio, les communications, la télévision, les publicités faites pour embellir l'autre côté, alors que le côté connu est sans cesse enlaidi par ces mêmes images, ces mêmes paroles, ces mêmes....

Souvent, à force de trop souffrir, de trop espérer, de trop attendre on se ruine la santé. Parfois même, on meurt de trop vouloir vivre!

Bof, je ne sais pas ce que je dis, mais je le dis, maladroitement....Mes excuses! Les larmes sont des gouttes de pluie qui, avec le temps, finissent par disparaître, comme nos illusions, nos certitudes, nos espoirs....

La mort arrive. Elle nous fauche et nous prive de ceux qui nous attendent encore dans cette enfance idéale, pourtant banale à nos yeux ou aux yeux de nos proches, autrefois...

Mais, doit-on arrêter de vouloir l'idéal, le meilleur pour nos enfants, cet idéal que nous voyons chez l'autre, lorsque l'on présente à ces enfants, un idéal autre, au lieu de le construire mieux pour eux, là où ils sont ?

La culture, l'argent et sa valeur; les valeurs, les coutumes, les traditions ne peuvent être complémentaires, s'il y a toujours ce rapport de forces...Celui qui dit, je suis le plus riche, je suis le plus fort, je suis le meilleur et toi tu n'existes pas...Tu attends de moi, la charité !

Non, pas la charité ! Simplement, une chance, un coup de main généreux, une compassion qui fera de nous des êtres semblables (des êtres qui s'aident mutuellement), malgré les différences, des différences qui seront des plus; un partage riche et précieux des deux côtés....

Bof...Qu'est-ce que j'en sais ? Je suis juste triste, triste, triste....😢

Un monde MEILLEUR pour tous; pour tous les HOMMES ! Voilà, ce que l'on veut!  Le BONHEUR (tout ce qui y contribue sainement) pour tous et pour toutes, peu importe le continent, le pays, l'endroit...🍀

Je ne sais, peut-être pas, ce que je dis, mais je le dis maladroitement...

Que la PAIX et l'AMOUR,  toujours, triomphent ! ! ❤💚

 

 

 

 

 

 

RIP, Sandrine Bakayoko! �

RIP, Sandrine Bakayoko! �

Publié dans Quotidien

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