Une jeune exilée (poème)

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou


Une jeune exilée 

Par Evelyne Patricia Lokrou


Je suis une petite fille. Une petite fille comme les autres. Une toute petite fille, dans un pays d'une Culture autre. Je suis une fillette, dans une ville en guerre. Une adorable fillette, sur un point d'une Terre d'où se déchaînent encore les tempêtes sans fin, les hurlements sinistres de la Mort et les menaces cruelles. Je suis une enfant. Une agréable enfant qui traîne sa faim, dans les tristes ruelles chargées de mille ombres et de pierres presque entières.
Je suis perdue dans un monde sombre d'où les étoiles éteintes brillaient intensément jadis telles les lumières éclatantes des images de mon Paradis. Je crie vers vous, mon murmure fou, mon innocente prière, moi, l'exilée à vos frontières.
Je supplie toujours, encore dans mon enfance, une meilleure jeunesse. Je réclame un Bonheur, aux portes des heures, et de douces paroles pleines de votre tendresse transformée en une adresse qui changera le temps, pour longtemps, en un magnifique Espoir. Un Espoir pour un lendemain comme un globe terrestre miniature dans une main confiante à la pensée de demain, trouvé.
Mes larmes tombent comme la pluie. Mes yeux prennent la couleur du sang. Mon coeur, cette douleur à l'agonie, cherche un repos mérité loin des rancoeurs. Et le choeur qui se joint à moi pour chanter la Liberté et la Vie est un frisson comme un songe inespéré.
Le réveil est encore pénible; le coucher un enfer, mais la chance qui pointe au loin m'enchante tant et si bien que je veux crier plus fort ma joie naissante dans ce chaos dont je m'éloigne jour après jour, minute après minute, semaine après semaine, sans sourire.
Je crie à nouveau vers vous, mon murmure fou, mon innocente prière, moi, l'exilée à vos frontières. Je suis une petite fille. Une petite fille comme les autres. Une toute petite fille, dans un pays d'une Culture autre. Je suis une fillette, dans une ville en guerre. Une adorable fillette, sur un point d'une Terre d'où se déchaînent encore les tempêtes sans fin, les hurlements sinistres de la Mort et les menaces cruelles. Je suis une enfant, une jeune exilée. Tout reste à écrire.
Je suis perdue dans un monde sombre d'où les étoiles éteintes brillaient intensément jadis telles les lumières éclatantes des images de mon Paradis. Je crie vers vous, mon murmure fou, mon innocente prière, moi, l'exilée à vos frontières. Moi, l'enfant. Une agréable enfant, dans les tristes ruelles chargées de mille ombres. Je veux chasser toutes ces ombres, échapper aux longues nuits sombres et retrouver les rires.

 

* Le texte a été écrit pour un concours de poésie. Je ne suis toujours pas convaincue du titre. Merci.

 

@ tous les droits réservés sur le texte. Merci.

 

Une jeune exilée

Publié dans Concours, Poème, Lecture

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