Extrait de "La jeune fille pauvre" (Royaume) de Lokrou Evelyne Patricia

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Bonjour.
Voici un extrait de " la jeune fille pauvre" (conte) tiré de mon recueil "Royaume", publié en 2009, par Thélès :

La jeune fille pauvre

Jeanne avait dix-sept ans. Elle venait de perdre ses parents dans un accident  de voiture - ils se rendaient à la ville la plus proche pour faire des provisions pour le mois prohain - Il ne lui restait d'eux que d'agréables souvenirs, un peu d'argent, un vieux potager, de la salade, des carottes, des pommes de terre, des navets, des tomates, des choux, des oignons, de l'ail,...Une maison ancienne, des meubles usés, des vêtements défraîchis, trois poules dont une pondeuse, un coq et une chèvre. Heureusement, elle ne souffrait ni de la chaleur ni du froid, encore moins de la faim. Elle se sentait seule, mais en sécurité. Dans l'armoire de la salle à manger, traînaient çà et là, pêle-même,  du sel, du poivre, du sucre, des épices, quelques boîtes de conserves, de la farine - sa mère lui répétait souvent : si tu n'as pas d'argent, ma fille, achète au moins de la farine et de l'huile, avec tout ce qu'il y a ici, nous pouvons faire du bon pain frais, des biscuits et des gâteaux en abondance, de quoi tenir un moment.
Les premiers temps, accablée par la peine, ne songeant, toutefois, qu'à sa survie, Jeanne fit des amuse-gueules et des muffins aux carottes, qu'elle vendit au marché du petit village où elle vivait. Les villageois - parce qu'ils connaissaient ses parents, Christian et Berthe, des gens travailleurs, intègres et toujours aimables, mais aussi parce qu'ils aimaient ses friandises - , achetaient ces délices dont ils raffolaient. " Tu es un vrai génie de la farine, disaient-ils"; Jeanne acceptaient ces compliments de bon cœur ; elle en était touchée. Cela lui donnait la patience, tous les soirs- et même si la fatigue avait parfois raison de ses forces - d'en refaire. Elle y mettait tout son tendre et généreux cœur. Elle n'était pas riche, mais sa situation était supportable.
Mais, un jour, plus rien. Jeanne ne possédait ni farine, ni lait, ni oeuf ; sa bourse était vide. Elle angoissait. Son inquiétude était telle qu'elle ne savait où donner de la tête.
....
(Pour la suite, "Royaume"). Merci

@ tous les droits réservés sur le texte. Merci.

- Mon livre "Royaume" (Recueil de nouvelles (Lettre d'une prisonnière), de contes (Royaume), roman (L'Internat), théâtre (Fatalité), de poèmes (Née au XXe siècle)) publié par Thélès:
http://www.theles.fr/livre/evelyne-patricia-lokrou_le-royaume

http://www.theles.fr/catalogue/roman?page=16

Publié dans Lecture, Extrait

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