La Chronique de Leeve (fiction-chronique) par Evelyne Patricia LOKROU

Publié par Evelyne Patricia Lokrou

Dimanche 10 septembre 2017

Bonjour.

Qu'est-ce que l'on écrit lorsque l'on commence une chronique. Surtout si cette dernière doit être différente, nouvelle, fictive...?

Avez-vous une idée ? Voyez-vous, je n'en sais rien.

Commençons par le début! Je me présente. Moi, c'est Leeve. Je tiens ce prénom de ma mère, selon l'orphelinat où j'ai passé mon enfance; une mère célibataire, morte en me donnant la vie.  Vous vous demandez dans quel pays ? Dans quelle ville ? Je vous réponds: " je suis née, quelque part, sur la planète Terre". (Au fond, cela n'a aucune importance pour moi, le lieu, le jour, le continent, la région, la couleur....) parce que nous vivons tous, malgré et surtout à cause de ces différences ou de ces ressemblances-là, des épreuves qui nous font vivre des émotions, des sentiments semblables. (Ne parlons-nous pas de globalisation, de mondialisation, pour tout ?).

 Je suis donc née, quelque part, un matin du mois de septembre. C'est d'ailleurs, mon anniversaire aujourd'hui. Combien de bougies ? Cela ne vous regarde pas! Je suis une femme ! ( rire).

 Même si, dit-on, cela n'est pas poli et important de demander ou de connaître l'âge d'une femme, je n'ai jamais vraiment eu une hésitation à le dire. Cependant, ce n'est pas important, dans le cas présent. ( "Je suis toutes les femmes, ah, ah, ah)! 

C'est un défi, je m'en rends bien compte que de parler de soi, au jour le jour. Je le fais avec aucune prétention. Et, avec une certaine crainte, angoisse, inquiétude...Soyez indulgents, je veux juste, comme le ferait, madame tout le monde (je suis "madame tout le monde"), parler de choses et d'autres, sans me prendre pour un "expert", une surdouée ou je ne sais quoi! Je vais tâcher de vous faire découvrir mon univers et le découvrir avec vous ! 

Pour ce premier contact, je choisis de ne pas trop en dire. Alors, pas trop de mots, juste un "bonjour", " au revoir", "à la prochaine fois" !

Le rendez-vous est pris!

MERCI. 

Lundi 11 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

J'ai eu un réveil difficile ce matin. Je dois vous avouer que mon petit ami ronfle comme le moteur d'un vieux camion. En fait, ce n'est pas simplement mon petit ami. C'est mon Mari, modèle, Mentor; mon ami, amoureux, amant; c'est mon rêve, remède, repère ; c'est mon copain, compagnon, collègue. Il se nomme MARC; nous sommes ensemble depuis douze ans et mariés depuis neuf ans. C'est mon époux, adoré, chéri. C'est un homme formidable. Ce n'est pas une gravure de mode, mais il est beau, grand (enfin, plus grand que moi), plus âgé aussi. Il a un défaut, il sait m'écouter ( rire). Pour la fille que je suis, c'est génial parce que je suis un vrai moulin à paroles. Il lui faut de la patience pour me supporter au quotidien. Il a une voix en or, même s'il chante très rarement ( il ne chante que pour moi). Il joue de la guitare et il aime également le piano. C'est un musicien dans l'âme, un poète et il sait se servir aussi de ses mains ( rire); elles sont magnifiques, ses mains, et très habiles pour presque tout. Oui, mesdames, j'ai tiré le bon numéro et le gros lot. Ne soyez pas jaloux, messieurs ! Il est, sans doute, le seul à me supporter, car nous nous aimons vraiment. Il m'aime, moi la fille aux multiples défauts ( cela m'étonne et m'effraie un peu toujours) et je l' admire, l'aime et l'adore (rire)!  Bon, disons que le " je l'adore" est un peu trop. Mais, vous voyez ce que je veux dire ?

Nous avons l'un envers l'autre et pour l'autre un respect sincère, vrai et constant.

J'ai donc eu un réveil difficile. Pourtant, j'ai passé la nuit à faire l'aller-retour entre notre chambre et la cuisine. J'ai pu ainsi me donner une excuse pour m'autoriser les barres de chocolat noisette, cachées dans l'armoire. Je me suis endormie vers  2 heures du matin, or je me réveille à 5 heures, tous les matins, depuis dix ans.

Je vois encore Marc me sortir du lit avec des croissants, du chocolat chaud et un jus de mangue.

Rien qu'à ce mélange de bonnes odeurs, je frémis encore de plaisir et de bonheur.

Bon, veuillez m'excuser, je dois me préparer, mon époux s'impatiente. Une grosse journée, nous attend; une journée, je l'espère, belle, comme je vous en souhaite!

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mardi 12 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Marc est mon époux, mais aussi mon patron et mon associé.  Nous travaillons tous les jours ensemble, dans la même pâtisserie-boulangerie-chocolatrie-café. Le P.B.C.C, comme nous le nommons, est d'abord et avant tout, le commerce de Marc. Je suis un de ses employés. Pas de favoritisme au " boulot ". Je nettoie, pétrie, cherche les recettes; je crée, emballe et même livre les commandes de petits pains (nous en faisons aussi), de viennoiseries, de gâteaux....

Aujourd'hui, c'est un jour chargé;  il y a plus de monde et, les commandes sont nombreuses. 

Nous sommes sept personnes (si je compte Marc), quatre femmes et trois hommes, à travailler, toute la journée, pour ce beau projet. 

Aujourd'hui, nous avons des commandes pour deux mariages, un baptême, trois anniversaires (deux anniversaires de naissance et l'anniversaire d'un couple marié depuis cinquante ans). Je ne vous dis pas le stress!

(En passant, je suis aussi dessinatrice et Marc pose aussi pour moi. Je vous en parlerai plus tard).

Pour le moment, je suis impatiente de terminer cette journée. Nous sommes mardi et il y a déjà tant de monde dans le "café" et les commandes augmentent de minutes en minutes ! Je suis comblée, mais je ne vous dis pas le travail....

À plus tard! Comme vous pouvez le sentir, je suis vraiment très occupée!

Au revoir. À la prochaine fois.

Merci.

Mercredi 13 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

La journée d'hier s'est bien terminée. Nous étions éreintés, mais fiers en rentrant dans notre maison. 

Les enfants étaient déjà rentrés. Ils prennent le car scolaire et une cousine, qui n'habite pas loin de la maison, veille sur eux, jusqu'à notre retour; du moins, jusqu'au retour de l'un de nous (car, avec la "pâtisserie ", nous n'avons pas un horaire de retour fixe, même si le commerce ferme toujours à 17 heures).

Nous sommes des parents comblés. Nous avons quatre enfants. Ce sont des jumeaux identiques (des jumelles, Alice et Alicia, les aînées - elles ont quatre ans- et des jumeaux, Marcel et Marcelin, âgés de deux ans). Imaginez notre surprise pour la première naissance de voir apparaître deux filles semblables; imaginez cette belle surprise se répéter encore deux ans plus tard, avec des garçons, cette fois ! Beaux cadeaux, malgré l'organisation énorme que cela représente ! Que de bonheur et de joie! 

Aujourd'hui, j'ai décidé, avec la permission du "patron" (rire) de prendre ma journée. Chaque employé a droit, à ce petit privilège (le métier est stressant et prenant).

Je suis donc à la maison. Les enfants sont à l'école. Un bon petit plat les attend, le soir (ils mangent à la cantine de leur école, le midi ) J'ai fait un gâteau aux trois chocolats (blanc, noir, au lait): il fait l'unanimité. 

Oups, l'heure passe vite, je dois faire du rangement et lire un peu, un Pancol, peut-être...

Au revoir. À la prochaine fois.

Merci.

Jeudi 14 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

J'ai eu droit à des compliments pour mon gâteau. Vous auriez dû voir le bonheur dans les yeux des membres de ma petite famille. Les visages illuminés par un sourire reconnaissant et un coeur ému aux larmes: voilà le vrai présent pour moi. Cela vaut tout l'or et tous les diamants du monde ! Rien n'est plus beau que l'amour ! Et, l'amour d'un homme pour sa femme, l'amour des enfants pour leur mère! Quelle joie indéfinissable ! 

Vraiment, l'amour dépasse tous les trésors; il est le plus beau d'entre tous !

J'étais tellement touchée....j'ai dû lutter pour ne pas éclater en sanglots! Je voulais immortaliser ce moment, prendre une photographie avec mon téléphone, mais mes mains tremblaient tellement que l'appareil a glissé de mes mains. Résultat, je suis sans téléphone aujourd'hui (rire)!

***

Oh ! Quelle merveille!

Je viens de découvrir un poème des enfants! Ils sont déjà à l'école! 

(Ils dessinent notre famille, des coeurs, des fleurs):

" pour toi, maman!

Maman, tu es la perle précieuse sur la fleur du matin.

Maman adorée, tu es tendre comme un bonbon au caramel.

Maman, tu es belle, douce et généreuse.

Maman adorée, merci pour les rires de chaque matin.

Maman, merci pour les gestes agréables de tous les jours.

Merci, maman!

Nous t'aimons!

Alice, Alicia, Marcel et Marcelin!

P.s: Je suis désolé, ma chérie, pour ton téléphone! (Ton petit mari ❤)"

***

(Silence).

Je vais embrasser mon époux!

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 15 septembre 2017

Bonjour.

Coucou ! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

La cousine de Marc est malade. Elle a l'ordre du médecin de rester au lit. Ne vous inquiétez pas. Sa mère, la tante de mon époux, veille sur elle, pendant que son père, Jules, un enseignant à la retraite, joue aux échecs avec ses amis.

****

Marc a une soeur aînée, Patricia, et un frère, plus jeune, Patrick. 

Les parents de Marc, Charles et Aline, sont divorcés, depuis cinq ans. Ils étaient mariés depuis trente ans. Ils vivent chacun de leur côté : Aline, mère au foyer, depuis toujours, s'occupe de son potager et de ses roses; Charles, un ancien chauffeur de camion, répare les voitures: c'est son second métier. 

L'unique soeur de Charles, Laure, la tante de Marc - la mère d'Isabelle, la cousine (malade)-,  est infirmière. Charles et Laure s'entendent comme le pain et le fromage.

****

J'ai donc un autre jour de congé. C'est parfait. Je serai présente lorsque mes enfants rentreront de l'école. Je les accueillerai avec un bon chocolat chaud et des croissants. Ils me parleront de leur journée. Je prendrai soin d'eux et je leur raconterai une belle histoire (peut-être un conte de Perrault ou un des frères Grimm ou un d'Andersen, qui sait ?)

(silence)

***

Je vais faire un peu de ménage ! Je vais tenir les armoires et le frigidaire propres; je laverai le plancher; je ferai la vaisselle et la lessive. 

Pour tout vous dire, je déteste tout cela. Je préfère cuisiner et manger (rire).

Sur ce, je vous laisse, non sans vous dire: 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Samedi 16 septembre 2017

Bonjour.

Coucou ! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

J'ai un nouveau téléphone portable. C'est un présent de mon " homme". 

- " C'est pour toi, mon amour!": voilà les mots de Marc. Il avait un sourire amusé sur les lèvres en constatant ma surprise et ma joie. Il a même pensé à mettre une protection (sur la vitre et derrière). Il a murmuré, à mon oreille:  "aux prochaines émotions, tu ne risques pas de le briser..."

Je n'ai pas pu empêcher mes larmes de perler sur mes joues en feu. J'étais émue, non pas par le gentil cadeau, mais par sa prévenance et ses attentions constantes. 

****

Marc prend sa journée. Nous sommes ensemble, à la maison, nous avons décidé de faire ce que font les couples qui se retrouvent seuls sans les enfants (inutile de vous faire un dessin). C'était à la fois tendre et passionné ! J'ai encore les yeux qui brillent de désir et de plaisir (nous sommes tous les deux insatiables (rire).

****

Je vous écris, pendant qu'il prépare un thé vert et des biscuits aux chocolats. Nous devons faire un jeu-questionnaire (un jeu de culture générale). Ensuite, nous regarderons la télévision (un peu); nous ferons la cuisine ensemble, prendrons une autre douche, ensemble. Et, en écoutant les belles chansons diffusées à la radio, nous attendrons sagement nos enfants. Ils seront ravis de voir leurs deux parents, en même temps, à leur retour de chez leur grand-mère, Aline. Elle a tenu à les avoir pour ce samedi. Le samedi prochain, ils iront chez leur grand-père, Charles.

****

Oh! Marc revient avec son plateau chargé. Je vous quitte pour quelques heures. Amusez-vous bien! Vivez ! Profitez de chaque instant de cette vie, difficile, mais belle et courte aussi. 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 17 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Les enfants sont revenus de chez leur grand-mère avec des pompons en laine, des poupées en pagne, de la laine, des tissus et des pagnes.

" Nous avons fait de jolis objets décoratifs" a dit, fièrement, Alicia, en me montrant son pompon bleu et rose.

C'est très joli, Alicia, a approuvé, Marc.

J'ai alors félicité tous les enfants. Il n'était pas tard et les enfants n'étaient pas fatigués, nous avons donc décidé d'aller nous promener en famille. 

****

Nous avons eu droit à des regards étonnés voire émerveillés. Nos enfants suscitent ce genre de réaction. Eux sont habitués; nous, pas.

Un homme a demandé: " ils sont à vous ces pairs, là ?", et avant d'entendre notre réponse, il a ajouté, " bon DIEU, quelle ressemblance! Il le disait, en regardant tour à tour chacun des enfants et nous. Nous étions tous intimidés et contents! Vous voyez le tableau ?

(Silence)

****

En parlant de tableau, je suis en train d'en faire un de nous. Je travaille avec des photographies des enfants et de moi; Marc pose pour moi (rire).

Nous sommes dimanche. C'est le seul moment où j'ai Marc rien qu'à moi, toute seule.

Les enfants jouent dans leur chambre, à présent. Il y a quelques heures, nous avons parlé - comme tous les dimanches - de Dieu et des religions. Cette semaine, c'était la lecture, - une lecture pour les enfants -  sur l'histoire de Jésus.

(Un ange passe).

****

Bon, je venais de prendre une petite pause, mon précieux " David", revient. 

Nous devons nous remettre au travail. 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 18 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Le portrait avance bien. Je vous en reparle plus tard.

(Silence).

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C'est la deuxième semaine de la "Chronique de Leeve". Wow! C'est comme si je faisais un portrait sous vos yeux, couche après couche (peinture après peinture; couleur après couleur) sans savoir vraiment le résultat final! C'est à la fois inquiétant et " grisant".(rire)

(J'aimerais pourtant, s'il vous plaît, connaître vos impressions, vos suggestions, vos idées de sujets, de thèmes, de situations,...à aborder...Merci)

****

Aujourd'hui c'est lundi. C'est une journée, comme les autres; il n'y a rien d'exceptionnel. C'est la routine, quoi! Les clients arrivent, commandent, repartent ou s'installent. Nous tentons de répondre à leurs attentes; de leur faire plaisir avec nos produits frais et nos chocolats, pâtisseries, pains...faits maison. Ils sont, en général, satisfaits. Bien sûr, il y a toujours un être spécial qui, à la place des compliments, nous fait des reproches très dur... mais, à chacun ses goûts, n'est-ce pas ?

Les autres clients, contents, reviennent et découvrent ou redécouvrent nos "créations". Nous n'avons pas à nous plaindre.

L'endroit est bruyant, malgré cela certaines personnes trouvent le lieu propice à la lecture (les écouteurs de leur ipod, mp4 - parfois, je me demande quel chanteur, quelle chanteuse, quelle  chanson, quelle musique, ils écoutent -  sur leurs oreilles et les voilà plongées dans leurs livres.

Nombreux sont ceux (les clients) qui gardent le regard fixé sur leurs tablettes, leurs téléphones portables ou même leurs ordinateurs.

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Je ne peux vous parler longtemps, alors je vous dis " au revoir. À la prochaine fois. Merci.

 

Mardi 19 septembre 2017

Bonjour.

Coucou ! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Il est temps de faire la connaissance des cinq autres membres de l'équipe de Marc. Des présentations s'imposent.

Comme vous le savez déjà, cette belle équipe se compose de quatre femmes (Julie, Adèle, Hélène et Leeve) et de trois hommes (Jean, Richard et Marc).

Hélène, la fille de deux médecins, est la plus jeune du groupe. Elle est aussi la plus timide. Une timidité maladive, pour être plus précise; cette timidité prend trois formes : soit elle ne dit rien, soit elle parle trop et, le reste du temps, elle cherche ses mots sans pouvoir les trouver (les mots deviennent, pour elle, des objets égarés, disparus, dissimulés, on ne sait où; on a presque l'impression qu'elle joue à un jeu de cache-cache avec eux). Elle est étudiante en littérature (rire).

Julie et Adèle sont du même âge. La première est une mère, célibataire; elle a un fils de six ans, Adam; la seconde vit le parfait amour avec Luc, un professeur d'histoire dans un lycée; ils sont les heureux parents, eux aussi, d'un garçon de deux ans, Lucien.

Julie est calme, silencieuse et aussi taciturne quand il s'agit de parler d'elle. Elle a toujours ce beau sourire aux lèvres, un sourire désarmant. On sent qu'elle a beaucoup souffert, mais elle reste positive, optimiste, malgré tout.

Adèle est beaucoup plus exubérante. Elle est mince et porte des vêtements amples, colorés, toujours assortis à ses cheveux (rouge, bleu, vert, corbeau...) ; elle peut être aussi très agressive. Elle est également d'une franchise déconcertante, cinglante et étonnante. Elle dit, sans détour, ce qu'elle pense, sans se soucier de blesser, de heurter la sensibilité ou de paraître insensible, cruelle ou déplacée...

Ce qui n'est pas toujours au goût de tous.

(Silence).

****

Parlons des hommes, à présent.

Jean est de la même génération qu'Adèle et Julie. Il parle fort et jure souvent. Il éclate de rire à la moindre blague ou allusion "cochonne"(rire). Il aime raconter ce genre d'anecdotes, d'histoires, de devinettes...

Selon, Adèle : " il drague tout ce qui bouge".

Richard est un peu plus âgé qu'Hélène. (Vous voyez, je ne vous donne pas l'âge précis; je le répète, cela n'a pas grande importance, du moins, je le crois). Richard est calme, attentionné, attentif à tout (le moindre détail, tel un détective, n'échappe pas à son radar); d'ailleurs, nous l'appelons, affectueusement, notre " Colombo".

(Silence)

****

Oh, le temps passe vite ! Je dois vous quitter.

Voilà, vous venez de faire connaissance avec les membres de l'équipe. Vous aurez l'occasion, sans doute, de les découvrir mieux, au fil des pages !

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 20 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Je viens de recevoir une lettre très troublante. Je suis bouleversée. Je ne sais comment réagir. Que faire ? 

Cette missive m'a été remise par un homme (un certain Didier P.) qui dit être le meilleur ami de mon père. Ce père, inconnu, vient de décéder d'un cancer de la prostate. Ce père, dont je sais maintenant le nom - Phillips B.- sort enfin de l'ombre pour disparaître définitivement.

****

J'hésite à ouvrir cette grande enveloppe. Je ne suis pas pressée d'en connaître la teneur. Il doit  y avoir une lettre et d'autres choses ! Quoi ? Je ne sais pas, si je veux vraiment le savoir. Mon  instinct (réflexe de survie et de conservation) me dit que je risque de le regretter si je l'ouvre ( le contraire aussi sûrement...); je sens que les mots inscrits dans ces pages (si plusieurs pages, il y a ...) risquent de me causer du chagrin; une peine immense, sans apaisement possible, sans secours réel et efficace. 

(Silence)

****

Je vais vaquer à mes occupations, sachant bien que cette enveloppe jaune sera au centre de mes pensées. Je vous en reparle, très vite. 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Jeudi 21 septembre 2017

Bonjour. 

Coucou ! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Depuis hier, je pleure comme une Madeleine, sans pouvoir m'arrêter, sans parvenir à me contrôler. Je ne sais s'il y a des mots de réconfort possibles. Marc a tenté de trouver les bons, sans succès. Les mots inscrits dans cette lettre et ceux prononcés dans cette vidéo sont encore plus cruels que je l'imaginais. Je pensais aux plates excuses d'un père pour une enfant qu'il a un jour abandonné pour, elle ne sait quelle raison ; je pensais aussi à des excuses pour une mère lâchement abandonnée avec un enfant à naître. Oui, ce sont des mots d'excuse que je lis, que j'entends, mais pour une chose impardonnable. Je suis encore sous le choc! Je ne crois pas que je devais... que j'avais besoin d'entendre, de lire ces aveux horribles...

Était-ce nécessaire de me le dire ? Pourquoi partager ce secret avec moi ? 

Ma mère morte, le secret mourait également; il devait l'emporter dans sa tombe. Il a décidé, en pervers qu'il est, de faire encore plus de mal, et ainsi soulager aussi sa petite conscience! 

Son geste criminel, ses mots révoltants, cette lettre injurieuse et honteuse, cette vidéo dégueulasse.., me hanteront pour la vie.

Je me sens trop dévastée pour vous livrer le contenu de cette lettre et vous révéler ce secret, aujourd'hui. Vous devrez encore patienter. Je dois me calmer; calmer mes nerfs...

(Gros sanglots).

(Pause) 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 22 septembre 2017

Bonjour.

Coucou ! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Voici le contenu de la lettre:

" Leeve, ma chère.

Pardon pour ce silence qui signifiait pour toi et pour moi que celui que tu devais considérer comme ton père était déjà mort, avec la mort de ta pauvre mère. Il n'en était rien, tu le constates. Je suis très malade. Si tu reçois cette lettre et cette vidéo, c'est que cette " peste" aura eu raison de moi. ( Tu diras, sans doute, après ta lecture : " ce n'est que justice"; c'est ce que je pense, moi).

J'aimais ta mère, tu dois me croire. Je l'aimais de tout mon coeur, comme seul un fou aime. Ce n'était pas un sentiment partagé, hélas ! Je ne suis pas fière de ce que j'ai fait, mais je ne peux revenir sur le passé. Ce geste, aussi horrible qu'il soit, est la raison pour laquelle tu te trouves sur cette Terre et que je peux t'appeler ma fille, même si je ne mérite pas et n'ai jamais mérité le " titre" de " père ".

Tu croiras que je veux soulager ma conscience, en te livrant ce terrible secret..

Je voulais simplement implorer ton pardon; ( je ne peux plus présenter des excuses à ta pauvre mère) je sais que je suis impardonnable et que mon crime mérite un châtiment digne de lui; mais, je crois que j'ai été puni assez durement pour ma faute: j'ai perdu le seul être que j'ai jamais aimé... ; j'ai été privé de la présence de ma fille, pendant toute la vie; j'ai dû engager un homme discret, mon meilleur ami ( c'est lui qui te remettra l'enveloppe) pour te suivre et apprendre à te connaître.

D'ailleurs, il te connaît mieux que moi et il est plus un père pour toi, que je ne le serai jamais. Mais, selon les informations que j'ai obtenues grâce à lui, tu es une belle personne (une femme formidable et une excellente mère); je suis fier, très fier de toi! Au moins, il est sorti de cette horrible histoire, une belle "chose", toi, ma Leeve !

Il est temps de te dire ce que j'ai fait.

Un après-midi, alors que nous étions seuls, ta mère et moi, j'ai proposé de l'accompagner à ses cours. Elle était une élève, au lycée. Ses parents (tes grands-parents) étaient très stricts, attentionnés et aimants. Elle, ta mère, Leeve ( j'ai été ravi de voir que les femmes de l'orphelinat t'ont donné son prénom; tu lui ressembles beaucoup), était très polie et bien élevée. Elle avait une réserve naturelle et une timidité adorable. Elle était un rayon de soleil pour tous ceux qui la rencontraient; elle était toujours souriante et élégante.

Donc, j'ai proposé de l'accompagner à ses cours; elle a refusé; c'était un refus de trop, je n'ai pas supporté...J'étais furieux ! Je suis parti. J'ai tout de même décidé de la suivre discrètement pour la protéger. Elle marchait rapidement, en fredonnant un de ces chants appris à l'école primaire. 

Et, à quelques minutes de marche de l'école, un garçon, Alain, s'est offert pour porter son cartable ; elle a dit " non" d'abord, mais il a insisté et elle a cédé " très bien, juste un moment: ce sont ses mots." Nous sommes déjà arrivés, tu me le rendras devant les murs de l'école. 

J'étais fou de rage! J'ai attendu la fin des cours et sur le chemin du retour, je l'ai arrêté, pour avoir une explication. Elle a simplement répondu qu'il n'y en avait pas et qu'elle n'avait pas de compte à me rendre. J'étais de plus en plus en colère. Le ton est monté des deux côtés ; elle m'a demandé de me comporter en hommes au lieu d'agir comme un gamin jaloux et bête ! Je l'ai prise par le poignet violemment et traîné vers un terrain isolé et, là, je l'ai prise de force.

Je me suis comporté, ce jour-là, comme un porc et, non, comme un homme...

Honteux, j'ai fui..

Je n'ai plus entendu parler d'elle; jusqu'à ta naissance, qui est aussi celle de sa mort!

Voilà, tu sais tout! 

Mille excuses, ma fille. Je ne me pardonnerai jamais ce que j'ai fait à ta mère! J'espère que tu trouveras la force de me pardonner, ou du moins de ne pas trop me haïr.

Je vais rejoindre, ta mère, ma très chère, tendre et adorée, "Leeve"; peut-être m'aura-t-elle pardonné...

Ton père, ce monstre inconnu, qui t'aime malgré tout, depuis toujours !

 ****

Voilà! Je vous laisse vous faire votre opinion ! 

( Pleurs)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Samedi 23 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Sur la vidéo, cet homme, mon père, apparaît diminué, maigre, les traits tirés, le corps affaiblit par la maladie.

Phillips B., autrefois, devait être un bel homme, attirant, désirable; un de ceux qui sont persuadés de faire tomber toutes les " filles".

Il est allongé là (dans sa grande maison), la tête relevée, sur ce lit d'hôpital, inconfortable et inquiétant. Il parle lentement, difficilement, mais j'entends et je comprends chacun de ses mots:

" regarde-moi, dit-il. Je suis vieux, à présent; vieux et malade. Quand tu recevras cette vidéo, je serai mort. Je ferai partie de ces histoires anciennes dont personne ne veut se souvenir. Je te laisse des images de ta mère, de moi, de toi."

En effet, des images de ma mère - une très belle et innocente jeune fille - défilent sous mes yeux! On sent toute la détermination et la douceur du monde dans ses grands yeux. On entend, à présent, la voix d'un jeune homme dire son amour pour cette "superbe" femme et pour cet enfant; une petite fille, que l'on voit grandir, changer, évoluer, se construire, vivre à travers chaque photographie. Cette fillette, c'est moi, à différents âges. J'ai l'impression de me découvrir, de voir ou de revoir ma vie, défiler sous mes yeux; c'est comme s'il s'agissait d'une autre. Je note, pourtant, la ressemblance avec cette femme que je ne connais pas: ma mère ; d'ailleurs, une photographie d'elle et de moi, au même âge, ne laisse pas de doute (des " jumelles - des sosies -  à des époques différentes).

Je suis troublée, émue, blessée, gênée...Les larmes montent à mes yeux et les sanglots reprennent.

Après ces images, on voit des photographies de Phillips B. à chaque étape de sa vie. Pendant ses études, en vacances, avec des amis, avec des femmes...

Il ne s'est jamais marié; il a beaucoup voyagé; il est devenu un avocat; un avocat -  vous vous rendez compte -... (rire et sanglots). 

" Voilà, tu sais tout de moi. Tu ne m'as pas quitté, une seconde, durant toutes ces années. Tu étais l'air que je respire; ma Vie! Je t'aime, "ma petite Leeve". Pardon!

Ton père, qui t'aime et t'aimera à la dernière seconde de sa vie, et même au-delà !"

****

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 24 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Pour ce dimanche, les enfants étaient heureux d'entendre l'histoire de Marie, mère de Jésus. 

Après la lecture, ils ont réclamé des crêpes, des beignets et du jus de gingembre. Marc s'occupe d'eux, en ce moment.

Moi, je m'accorde une pause. J'avais besoin de solitude et de calme pour faire le point.

******

Je suis allée courir. Sur le chemin, je me suis arrêtée dans un parc, presque désert. Je me suis assise sur l'une des balançoires et j'ai tenté d'atteindre le ciel, comme l'oiseau libre qui se cache en chacun de nous; en tous.

Quelle sensation merveilleuse que celle d'avoir l'impression de voler ! Cette sensation de flotter (comme sur l'eau) dans l'air est vivifiante, agréable et unique: c'est un remède naturel contre la déprime; pas autant que le chocolat ou la crème glacée, mais bon! ( rire)

Quoi qu'il en soit, je me sens bien à présent; en tout cas, je me sens mieux que ces derniers jours.

****

La douche chaude, le savon parfumé à la rose, les moments de détente y sont pour beaucoup, également. 

Je peux me remettre au travail et terminer le portrait de ma petite famille. Je songe déjà à faire un portrait de ma défunte mère, maintenant que je connais son visage. 

*****

C'est dimanche, une nouvelle semaine commence pour Leeve, pour ses collègues et ses amis, et pour sa famille, aussi. 

Lundi sera une longue journée et, j'espère, enthousiasmante...

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 25 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Ce matin, un chat s'approche de notre P.B.C.C. Il gratte à la porte,  de toutes ses griffes, en miaulant. Une vieille dame, assise, à une table à côté, dans un élan de générosité et de compassion, lui donne un bout de saucisse et un peu de lait. C'est un chat affamé qui dévore avec appétit. Il n'a pas de collier; personne ne sait à qui il appartient. Heureusement, il y a un vétérinaire dans la salle, comme par hasard (rire). Après un petit examen, il nous apprend qu'il s'agit d'une femelle. La vieille dame a accepté de l'adopter. Michel, le vétérinaire, lui a offert d' examiner la petite bête, un peu plus et de donner gratuitement les soins et vaccins nécessaires. La dame, Jeannette, heureuse, est repartie de la " pâtisserie" avec sa chatte rousse. La chatte s'appelle désormais Marlène.

Bonne semaine à tous.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

( "La chronique " d'aujourd'hui est inspirée d'une histoire suggérée par Carlos Gusmàn. Faites comme lui, n'hésitez pas à donner votre avis, à laisser des commentaires et suggestions. Merci.)

 

Mardi 26 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Isabelle, la cousine de Marc, est de retour. Sa mère, Laure, a pris bien soin d'elle. Selon, le médecin, c'était un début de grippe et une petite fatigue, soignés très vite, heureusement.

Les enfants sont contents de la revoir. Isabelle est comme une grande soeur, pour Alice, Alicia, Marcel et Marcelin. Avec elle, ils peuvent entendre une histoire supplémentaire et regarder un deuxième dessin animé. (Ils sont persuadés que nous ne le savons pas (rire)). Nous sommes ravis de savoir nos "prunelles" entre de si généreuses et belles mains.

****

Au P.B.C.C, c'est toujours bondé. Les clients aiment l'endroit; ils viennent de plus en plus nombreux. D'ailleurs, nous avons un nouveau dessert, inventé par le patron; Marc la "baptisé ",  la baocoros": il s'agit d'une crème glacée au corossol et à la poudre de baobab. Marc ajoute, au-dessus de la crème, un chocolat blanc, un chocolat au lait et un chocolat noir. C'est le succès de l'heure!

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 27 septembre 2017

 

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve 

uis de retour.

Marlène, la chatte rousse, vient d'avoir un petit article dans le journal de quartier. Cette petite fugueuse est allée "rendre visite" à un voisin. Sa "mère adoptive" la cherchait partout. Marlène est  revenue, les pattes couvertes de sang. La vieille dame, inquiète, a suivi les traces de son chat jusque chez le voisin, un jardinier à la retraite. Elle a trouvé ce dernier inconscient sur le sol de son salon. Il a perdu l'équilibre à cause de sa canne défectueuse. Il s'est cassé une jambe. Grâce à Marlène, la chatte curieuse, sa vie n'est plus en danger.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Jeudi 28 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous prenons toujours un petit moment, à tour de rôle, pour se restaurer et reprendre des forces au travail. Certains aiment prendre ces moments-là pour fumer, appeler les êtres chers, boire un café et manger un petit quelque chose ou, tout simplement, ne rien faire !

Ce matin, j'avais envie d'aller m'asseoir dans l'arrière-boutique et feuilleter un album de famille. Mes enfants me manquent, dès qu'ils quittent la maison (ceux qui sont parents savent de quoi je parle (rire)).

J'étais donc distraite, mon album à la main et un sourire triste sur les lèvres. Je marchais sans faire vraiment attention. J'ouvre la porte de l'arrière-boutique (vers une sortie extérieure). Là, je vois Richard et Hélène, dans les bras l'un de l'autre. Plus exactement, ils s'embrassaient passionnément. 

Je m'arrête brusquement. Je me sens soudain, plus "indiscrète" que surprise. Je rebrousse chemin, sans me faire voir, et c'est alors que j'entends Richard dire: 

- Je t'aime depuis la première fois que tu as franchi la porte de cet endroit.

- Le plus beau jour de ma vie, dit Hélène, la tête baissée.

- Tu m'avais remarqué, interroge Richard!

- Et, comment, tu avais un filet sur la tête et un tablier vraiment sexy, d'avouer la timide Hélène.

Je me suis éloignée, à cette phrase, sans plus attendre, en prenant soin de m'assurer qu'ils ne découvrent mon intrusion involontaire.

Les voilà, maintenant, de retour à leur poste. Ils se jettent des regards qui en disent longs sur leurs sentiments. Ils pensent, sans doute, être seuls à connaître leur beau secret. (Rire). Ils sont si adorables. 

Ah, l'amour! Rien n'est plus beau et plus précieux que ce noble sentiment! Rien n'égale cela!

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Jeudi 29 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Adèle. C'est une journée " commande gratuite". Les clients viennent, s'assoient, choisissent ce qu'ils veulent, commandent et ne paient rien. Ils ont en plus droit au café à volonté.

Pour cette journée exceptionnelle, Adèle n'a pour seule responsabilité que celle de sourire. Elle a l'ordre de profiter de sa journée, de se détendre et, de se laisser fêter et gâter. Marc lui a confectionné un énorme gâteau qu'elle partage avec ses collègues, amis et avec les clients du jour. Le  gâteau est au citron et à l'orange.  Marc lui en a confectionné un plus petit, pour Luc, Lucien et elle (c'est une surprise qu'elle doit emporter, avec les nombreux cadeaux que nous lui réservons. Pour cette journée unique, Adèle est seule responsable du choix de la musique et du parfum de sa crème glacée.

La journée se terminera, je le sens, avec beaucoup de rire, mais aussi des larmes d'émotion.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Samedi 30 septembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Ce matin, Adèle était en retard au travail, pour la première fois depuis son arrivée au P.B.C.C. Il y a trois ans déjà. 

Elle arborait un large sourire. La raison était bien évidente: elle portait à son doigt un diamant aussi gros qu'une perle.

- Luc m'a à nouveau demandé en mariage. J'ai dit " oui", une seconde fois, et il m'a offert cette splendide bague.

Elle a eu droit aux " oh, ah, houla," admiratif et aux " félicitations; tu as beaucoup de chance" de ses collègues. Ils avaient tous un sourire sur les lèvres.

Une seule montrait un visage fermé, voire même triste et lointain: Julie. Elle semblait absente, préoccupée. On aurait dit quelqu'un qui débarquait d'une autre planète et rêvait déjà d'être ailleurs qu'à l'endroit où il était.

Je me demande bien ce qui lui arrive...

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 1er octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Le portait de famille est, pratiquement, terminé. Je dois revoir quelques détails, peaufiner le tout et je pourrai dire " bon travail! Ce fut un plaisir de voir, mon homme, assis devant moi, à me faire les yeux doux (adorable; il est mignon; vraiment charmant, quand il le veut bien ( rire)). 

Je crois que je ferai le portrait de ma mère, après celui-ci. Mes enfants, plus tard, verront à quoi ressemblait leur grand-mère maternelle. J'en ai les larmes aux yeux...

****

Pour ce dimanche, les enfants ont entendu l'histoire du prophète Mahomet. (Je crois que pour la prochaine fois, je reviendrai sur la genèse...; je reviendrai, surtout, sur le début de la création et sur les religions). Il y a tellement de questions; on ne s'en rend compte que lorsque les enfants vous les posent. La question qui revient, c'est toujours le "pourquoi" ? Ce " pourquoi" que Marcel, Marcelin, Alicia et Alice affectionnent tant (rire). Ce "pourquoi" qui reste toujours sans une réponse réelle, claire...

( silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 2 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Je sais, maintenant, pourquoi Julie était triste la dernière fois. En fait, c'est une mère angoissée, inquiète, pour son fils, qui était avec nous. Elle était préoccupée par la santé d'Adam et soucieuse du bien-être de cet adorable gamin de six ans. Comme à son habitude, elle tentait de gérer cela toute seule; elle espérait nous tenir à l'écart, loin de ses problèmes et tenter de les régler seule, comme toujours. 

D'ailleurs, nous n'aurions rien su, si l'école n'avait appelé, Julie, pour l'informer que son adorable fils avait été conduit à l'hôpital, plus tôt, ce matin. 

Nous avons appris, plus tard, qu'Adam souffre; ce gentil petit garçon est atteint d'une leucémie.

Nous avons commencé à faire une collecte au " restaurant" pour "appuyer" Julie et aider, de notre mieux, Adam. J'aime énormément cet enfant. Nous l'aimons tous!

( larmes

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mardi 3 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Cette semaine, Julie ne sera pas avec nous au travail. Elle doit rester aux chevets de son Adam. Nous sommes de tout coeur et en pensées avec elle.

****

Nous (le P.B.C.C) organisons un concours du meilleur gâteau: les gens doivent inventer ou donner une recette d'un " super" gâteau; le gâteau gagnant, qui portera le prénom de son " créateur", sera offert gratuitement, la première semaine, à tous les clients de la " pâtisserie" ; c'est une manière de vérifier " l'impact" sur les personnes et de connaître leur avis,  leur opinion.

Ce concours permettra, également, grâce à sa vente, la deuxième semaine, de réunir assez d'argent pour les soins médicaux et autres d'Adam, et d'aider Julie à s'occuper au mieux de lui et d'elle.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 4 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Le concours du " meilleur gâteau " a bien démarré. Nous en avons parlé aux clients; nous avons aussi mis une affiche sur la vitre avant de notre (P.B.C.C), à l'entrée.

Nous recevons déjà dix (10)  réponses, ce matin. Nous ne sommes que mardi. C'est génial. Marc confectionne tous les gâteaux ; il teste toutes les recettes, au fur et à mesure; l'équipe, avant de partir, le soir, les " mange" et chacun donne une note. La recette, du meilleur gâteau, selon la majorité de l'équipe (oui, nous sommes dans une vraie démocratie (rire)) est conservée; les autres sont mis de côté (dans une boîte à part); le gâteau sélectionné sera comparé aux autres sélectionnés et ainsi, à la fin de la semaine, nous choisirons le meilleur. C'est beaucoup de travail (et un plaisir pour les papilles lorsque le gâteau est bon) mais cela en vaut la peine (vous ne trouvez pas ? ).

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Jeudi 5 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous avons reçu ( 7 ) autres recettes, aujourd'hui. Une des recettes est vraiment " infect"; c'est vraiment dégueulasse, excusez le mot, mais c'est le cas. Je me demande si la personne goûte ses plats, fait des tests avant de l'offrir aux autres ou, dans ce cas-ci, de nous l'apporter. 

Marc, qui teste (goûte) chaque recette avant nous, nous l'a fait goûter, exceptionnellement, avant la fermeture du " commerce". Nous retirons cette recette du concours (elle est disqualifiée) et elle n'est pas gardée parmi les recettes conservées à part, non plus. Dommage pour ce participant ! 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 6 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Pour le moment, et à notre grand plaisir, un gâteau fait l'unanimité. Il s'agit d'un gâteau aux trois chocolats (blanc, noir, au lait), au fromage et aux fruits variés, avec une finition à la noisette...Il est, tout simplement, délicieux. Nous sommes impatients de recevoir d'autres recettes. C'est un vrai plaisir ! (rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Samedi 7 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Le concours est fini. Les inscriptions sont terminées. Il y a 50 recettes validées. Cinquante recettes façonnées par Marc, testées par l'équipe. Les meilleures ont été sélectionnées. Elles sont à nouveau réalisées par Marc et  " dégustées" par l'équipe.

Nous vous donnerons les résultats, demain.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 8 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous sommes d'accord sur une recette. Il s'agit d'un gâteau au fromage et aux fruits, nappé de chocolat au lait et décoré de chocolats au lait, de chocolats noirs, de chocolats blancs; de noisettes, d'amandes, de pistaches et d'acajous. C'est un vrai délice! 

Bravo à Alain, notre gagnant ! Et, oui, notre lauréat est un homme. L'homme spécial, du jour, aura sa recette sur tous les menus de la semaine et son prénom sera mentionné; il recevra, en plus, un certificat qui atteste qu'il est le vainqueur de notre concours.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 9 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

La recette "Alain" fait consensus. Les clients adorent son goût sucré, salé et acidulé. C'est un choix magnifique! 

Alain, l'homme, a reçu son certificat. Marc lui a offert des chocolats, des pains, des brioches et des viennoiseries maison.  Il a ajouté des bonbons pour signifier son délicieux effort. 

Alain était content! Il a deux enfants, une fille de 7 ans et un garçon de cinq ans. Son épouse est morte, l'année dernière, du cancer du sein. Il tenait donc à faire un geste pour la cause (la lutte  contre le cancer; contre les cancers). Il est donc heureux d'avoir gagné ! 

Merci à tous les participants aux concours! Bravo! 

Au revoir! À la prochaine fois. Merci.

Mardi 10 octobre 2017

Bonjour.

Coucou!C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous commençons la vente réelle du gâteau " Alain". Il plaît déjà! Certains le demandent pour les fêtes, les réceptions, les goûter...

Les clients de la "pâtisserie" le commandent et l'apprécient de plus en plus. Nous avons d'ailleurs encore plus de clients, depuis un certain temps. Les gens sont prêts à patienter pour voir d'autres partir et s'assoir ou simplement commander et emporter. " C'est bon avec tous les breuvages", disent-ils, satisfaits. Nous, nous sommes ravis de notre choix et remercions Alain. Nous lui demanderons, certainement, d'autres recettes dans l'avenir. Il sera un membre de notre équipe! ( Marc songe à cette idée).

(silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 11 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Je suis allée rendre visite à Adam. Les enfants sont courageux; ce sont les meilleurs enseignants. Nous étions, Julie et moi, silencieux (pour Julie, c'est la norme ( sourire amical)) et nous avions des regards inquiets, même si nous nous voulions naturelles. Adam nous a ordonné de discuter, de parler, de rire pour lui, mais aussi pour dire à la maladie: " tu n'es pas la plus forte".

- Tu ne gagneras pas, lui a-t-il dit. Je serai le seul vainqueur. Ma mère, mes amis et les siens, nous célébrerons ta défaite!

Nous avions les larmes aux yeux.

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

 

Jeudi 12 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

La vente des gâteaux se termine. Nous avons "récolté" la somme de 14 000. Nous sommes encore très étonnés du succès des gâteaux "Alain", même si nous en connaissions la qualité exceptionnelle. Quel soulagement pour Adam et Julie ! C'est une aide qui vient à point nommé ( Julie est en congé pour raisons familiales).

Merci à tous nos clients. Merci à tous les acheteurs. Merci.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 13 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous avons remis les sous à Julie. Elle était émue aux larmes. Bien évidemment, elle ignorait que nous avions fait une collecte; elle ne savait pas que nous avions vendu des gâteaux également, grâce au concours.

Ses collègues ont ajouté la somme de 2000; ce qui fait un total de 16 000. Nous nous réjouissons de pouvoir l'aider.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.  

Samedi 14 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Alain travaille désormais avec nous à temps partiel. Il vient de temps en temps (trois fois par semaine ou par jour, si possible) nous donner un coup de main. Il est aussi chargé de "dégoter" un autre "bijou pâtissier": une merveille, comme le gâteau "Alain", cette véritable trouvaille !

(Rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 15 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Les enfants ont exigé (oui, exigé (rire)) d'avoir une définition de l'amour. Vous en avez...?  (Rire)

Marc et moi, nous nous sommes regardé ; après réflexion, nous avons décidé de leur lire " l'amour, la charité", extrait de la Bible (13 Corinthiens 13). Ils étaient émus aux larmes, tout comme leurs "vieux"  parents (rire).

***

J'oubliais de vous le dire. Une chose incroyable et belle est arrivée.  Un homme a débarqué, hier soir, à la fermeture du P.B.C.C. Il a demandé à parler à Marc. Il avait le regard de ces hommes d'affaires pressés, d'un huissier ou d'un avocat, au travail (en mission). Il est allé droit au but, sans faire de manière ou gagner du temps. Il a annoncé qu'il désirait commercialiser " à grande échelle " (ce sont ses mots), le gâteau "Alain".

Wow! Voilà la réponse intelligente que lui a donnée mon époux. (rire) 

D'ailleurs, c'est la réaction que nous avons eue, tous ; Alain, aussi. Heureusement, il était là, ce jour-là.

Wow! Wow! Wow!

Au revoir! À la prochaine fois. Merci.

Lundi 16 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Les contrats sont signés. Nous vendrons le produit partout. Alain deviendra riche et célèbre grâce à " Alain". 

Marc récolte aussi, comme la " pâtisserie", un très bon pourcentage.

Nous sommes satisfaits. Alain a décidé d'aider, davantage, à lutter contre le cancer, en donnant de l'argent à divers organismes et fondations pour la lutte, et à plusieurs laboratoires de recherche et, à des hôpitaux et à des cliniques.

Il compte également donner de quoi aider Julie et Adam.

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mardi 17 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

C'est une journée à la maison. Les enfants ont réclamé et obtenu une histoire sur Jean, le Baptiste, (Jean-Baptiste). Ils étaient à la fois ravis et tristes.

Maintenant, nous regardons la télévision ensemble. Les dessins animés (pour eux). Dès qu'ils seront au lit, nous regarderons, Marc et moi, un film, peut-être, de Clint Eastwood, sans doute. Le pop-corn, les chips de banane et les jus (de mangues, d'ananas, le jus au fruit de la passion...) seront de la partie. Pour le reste, "ce n'est pas de vos affaires" (rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Mercredi 18 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour. 

Je fais le portrait de ma mère. Il avance bien. Je suis plongée dans divers sentiments; je nage dans différentes émotions: joie, peine, chagrin, colère...

Les larmes, elles, ne me quittent pas! 

(Sanglots)

(Pause)

(Silence)

Au revoir. À prochaine fois. Merci.

Jeudi 19 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Julie est toujours à l'hôpital avec Adam. Elle vient, pourtant, de nous faire parvenir un texte. C'est un "merci" à sa manière. C'est touchant et émouvant...

MERCI...

Merci est un mot bien simple pour dire

Encore la joie immense et éternelle d'un cœur

Reconnaissant, ému, soulagé de découvrir;

Comprendre l'amour vrai, sincère, tendre;

Infini de ses proches, de ses amis, de sa famille...

MERCI.

Julie

(Silence)

(Silence) 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 20 octobre 2017

Bonjour. C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Jean vient de parler à l'oreille d'Hélène. Elle semble contrarié, bouleversée, blessée...

Elle a quitté son poste, pour un moment. 

(Silence)

La voilà de retour. Elle a pleuré (elle a les yeux rouges). Elle tente de le cacher, mais ce n'est pas facile, avec les regards qui se tournent déjà vers elle. Elle décide de quitter à nouveau son poste...

Je me demande bien ce que ce " dragueur" de Jean lui a murmuré...

Avec, cet incorrigible, on ne sait jamais; il faut s'attendre à tout.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Samedi 21 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Hélène et Richard sont en grande discussion. Elle lui explique une situation. Elle se retient pour ne pas pleurer. Richard (il était absent hier, pour des raisons personnelles), malgré les regards sur eux, la prend tendrement dans ses bras, comme il le ferait pour un enfant: délicatement, en lui chuchotant  de doux" je t'aime".

L' émotion est grande; les sentiments sont sincères.

Hélène éclate en sanglots.

(Pause)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Dimanche 22 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Jean se confie à Marc. Il se vante d'avoir proposé un rendez-vous à Hélène.

"Nous irons voir le paysage sur ma moto et qui sait ? Tu verras peut-être un autre paysage, plus impressionnant " : voila ce que je lui ai dit, dit-il, en riant aux éclats.

Marc fixe Jean, longtemps, comme s'il espérait des excuses de sa part. Puis, il détourne le regard de son employé et il s'éloigne, au plus vite, pour lui signifier sa désapprobation.

- C'était qu'une simple blague ".

Richard arrive au même moment. Il se place devant Jean. Dès que ce dernier tente de parler, il lui cloue le bec avec son poing à la figure.

- Ce n'est pas bien, la violence, explique-t-il, mais cela fait drôlement du bien de régler son compte à un salaud comme ce... petit...Jean.

(Surprise)

(Silence)

(Rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 23 octobre 2017 

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Lundi, comme un dimanche, en famille! Nous avons lu l'histoire d'Adam et d'Ève aux enfants; ils réclamaient cette histoire, depuis longtemps, même si nous le leur avions raconté avant. Ils ont fait ensuite des dessins d'arbres,  de maison, d'animaux; ils ont même fait notre portrait de famille (rire). Ils sont adorables. Je vous souhaite vraiment d'avoir des enfants! Ce n'est pas facile, tous les jours. Cependant, vous savez qu'elles sont vos priorités. Vous leur apprenez des choses et vous apprenez beaucoup à leurs côtés. Vous recevez et donnez beaucoup d'amour! C'est la vie, quoi !

(Larmes aux yeux)

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Mardi 24 octobre 2017

Bonjour.

Coucou ! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Richard s'est confié à Marc et à moi:

- Ma mère, une enseignante à la retraite, vient de mourir. Elle était atteinte d'un cancer du sein. Je ne savais pas qu'elle était condamnée. Je croyais qu'elle s'en sortirait. Malheureusement...

Je comprends l'importance de vivre sa vie et de faire ce que l'on veut, bien. Comme dit le dicton: " Qui remet à demain, trouvera malheur en chemin". Il est important de rendre ceux que l'on aime heureux! Il faut vivre; réaliser ses rêves; s'épanouir sur tous les plans (il est vital de faire son bonheur, de le construire, de le ressentir, de le vivre...; de faire son bonheur, sainement et courageusement, avec patience et obstination, sans blesser volontairement les autres). Il faut vivre!  Vivre, vraiment!

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 25 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous venons d'éviter une bagarre. Richard demande, à nouveau, à Jean d'arrêter de tourner autour de sa dulcinée.

- Qu'est-ce qu'elle a de plus que les autres, ta précieuse Hélène ?

-...

- Hélène, ma Hélène où es-tu ?

- Cela suffit, Jean, ordonne Richard!

- Hélène, Hélène, ma Hélène, viens !

Cette fois, Richard perd patience. Il provoque Jean en duel; un duel moderne: des questions. 

Le principe est simple:

Il s'agit de culture générale. Le perdant présente des excuses à l'autre; ils se serrent la main et chacun reprend sa route ( son travail ; sa vie). L'incident est clos.

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Jeudi 26 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Le duel a lieu. Jean présente ses excuses à Richard, à Hélène et à Marc.

Il perd à cause de l'une de ses plaisanteries douteuses. ( rire)

- Quelle était la couleur du cheval blanc de Napoléon ? (Question posée par Marc)

- Pâle (rire)

Marc précise : " nous avions dit pas de blagues, Jean. Une seule réponse et c'est tout! Ta première réponse est considérée comme "ta réponse". Même si, effectivement, c'était bien un trait "d'humour"...; une référence au cheval blanc d'Henri IV (mort assassiné en 1610)*. De plus, il faudrait, apparemment, répondre " blanche". (Sourire triste)

- Règlement stupide...

- Peut-être, mais tu perds, de lui rappeler Richard.( Le sourire aux lèvres)

L' habitude de Jean à vouloir toujours ironiser, sur tout et rien, vient de lui jouer "un mauvais tour". C'est tant mieux pour Hélène! 

(Rire)

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

* (Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?) de Raymond Deloison (en 1941).

 

Vendredi 27 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Richard vient de faire " la grande demande" à Hélène, devant tous ses collègues. Hélène, surprise, intimidé et émue aux larmes, a dit "Oui", avec force et conviction. Ils vont donc se marier. 

Les choses semblent aller vite pour les deux; semblent, seulement, car comme le dit si bien Pearl Buck: " la vie n'attend pas".  

Hélène et Richard semblent très heureux. Ils veulent vivre toute leur vie ensemble. C'est parfait! Ce Richard! Voilà un homme qui sait comment rendre une femme heureuse ! Voici un homme qui fait ce qu'il faut (rire):

" Tu veux une femme; tu dois être prêt à t'engager. Tu ne veux pas d'une relation durable et à long terme... Passe ton chemin! Laisse la dame! Pense à ses sentiments, à ses émotions, à  sa paix! Un autre saura faire son bonheur, mieux que toi. Tu dois le respect, l'amour, l'implication...à la femme à tes côtés".

Ce sont les mots de Richard pour son collègue, Jean, perplexe et un peu jaloux, je crois. (Rire) .

(Rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Samedi 28 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour. 

Aujourd'hui, Hélène et Richard emménagent ensemble. Hélène porte au doigt une belle et discrète bague de fiançailles. Elle rayonne ! Elle sourit en montrant ses magnifiques dents blanches. Ce n'est plus les sourires hésitants, timides, rares...qu'elle distribue, mais des rires joyeux, généreux et sans complexe, qu'elle offre aux autres. Elle s'épanouit, la " petite"! Elle respire le bonheur ! Elle est heureuse! C'est beau à voir! Enfin, elle a trouvé son meilleur ami, son confident, son complice, son homme...

*****

Ah, l'amour, quand tu nous tiens ! 

(Silence)

Je souhaite à chacun d'entre vous de trouver et de garder l'amour. Je vous souhaite un amoureux ou une amoureuse (un copain ou une copine, un compagnon, une compagne...); je vous souhaite de fonder une belle et grande famille ! 

(Pause)

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 29 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Jean admet être " dingue " d'Hélène:

" - Je peux bien l'avouer, puisqu'il semble que je n'ai aucune chance d'être l'élu de son coeur, le choix de sa vie. Malgré mes blagues, mes gestes brusques, je suis un grand timide.

( Pause)

- J'aime les femmes, il est vrai. Certains, et même plusieurs, pensent que je sais comment m'y prendre pour...( vous savez...).

(Sourire gêné)

- J'ai la réputation "d'un tombeur"; je suis considéré comme un homme entouré de magnifiques femmes; selon la majorité de mes connaissances, ces belles "créatures " de Dieu, ne peuvent résister à mon charme légendaire; le contraire, également...

(Rire)

- J'accepte cette opinion (cette vision) de moi pour cacher ma peur...

(Pause)

- Je ne donne pas l'impression de respecter, d'admirer, de tenir en haute estime, les femmes. Pourtant, j'aime les femmes. J'aime la femme; j'aime ses doutes, ses défauts, ses rires, ses gestes...

( Silence)

- Le problème, c'est que la femme qui me plaît, vraiment, me rend maladroit, gauche, bête, déplacé, grossier, voire "lourd"...

( Un ange passe)

- Hélène me plaisait, vraiment! (Rire)

( Larmes discrètes)

(Silence)"

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Lundi 30 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Jean était beau comme un Apollon, ce matin! Il est venu au travail, conduit par deux magnifiques femmes, dans une voiture impressionnante: une décapotable, vert olive. 

Elles sont sorties de l'automobile - deux géantes ; des mannequins, sans aucun doute - et, elles l'ont accompagné à la porte de son travail, en riant aux éclats ( je crois qu'il leur racontait une de ces blagues, dont il a le secret...)

(Silence)

Jean, reconnaissant, leur a fait le  " baise-mains" avant de leur donner un baiser sur la joue.

Après ses adorables bisous, il a regardé ses " déesses" s'éloigner dans la voiture. Puis, il est entré, sous le regard des premiers clients. 

Je crois que c'est sa façon de vivre son chagrin...

Bof,...

Bla, bla, bla...

Que sais-je ? 

Qui sommes-nous pour juger de sa vie, de ses choix ? Nous savons (ou nous croyons savoir) ce que nous voulons bien savoir, mais nous ne savons rien, vraiment, de lui. 

C'est cela le mystère; on croit connaître les gens, mais peut-on vraiment connaître quelqu'un, quand on a même du mal à se connaître, tout à fait, soi-même ?

(Pause)

Vivre et laisser vivre, dans le respect des autres et de soi.

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Mardi 31 octobre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Parfois, lorsque quelqu'un que nous aimons meurt, on a du mal à le " réaliser". On le sait dans la tête, dans l'esprit, mais c'est comme si l'information n'arrivait pas au coeur ou ne prenait pas tout l'être (une partie de nous le sait - croit le savoir- l'autre le refuse.). On se croit bloqué dans un rêve, un cauchemar sans fin...

On a beau tenter de se réveiller, rien à faire!

Souvent, c'est le contraire. L'information vous submerge et vous noie dans une rivière de tristesse, d'incompréhension et de peines...

On vit le déni, le refus, l'acceptation et le processus reprend...

Il faut pourtant l'intégrer à notre vie; à la nouvelle réalité : l'autre ne reviendra jamais plus... 

Dans les deux cas, on finit par le "réaliser". Le retour à la réalité ! Que c'est cruel! Que c'est pénible ! Que c'est douloureux!   

(Silence)

Courage à toutes celles et à tous ceux qui vivent des moments difficiles; des deuils, des problèmes de santé, la violence, le harcèlement, des pertes...

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

 

 

Mardi 1 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Malgré la joie de son prochain mariage, Richard est malheureux! Il vit la disparition de sa mère, comme le poignard encore dans la blessure!

 Il vient enfin de le réaliser. Il souffre! L'absence de sa mère est un vide que rien ni personne ne pourra combler! C'est injuste, comme tous les morts, tous les décès, toutes les pertes, tous les deuils...

Aucun mot de réconfort n'est assez fort; aucun geste amical ne peut changer le chagrin...

Il doit le vivre, puisqu'il faut le vivre!

(Tristesse)

(Silence)(Silence)(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Jeudi 2 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Il y a une série de cambriolages, de braquages, de vols...

Depuis deux jours, quatre commerces ont été "visités ": une bijouterie, pas loin de notre P.B.C.C; deux boutiques, de l'autre côté de la rue et une banque, plus loin.

Nous sommes très nerveux et angoissés, comme tous. Les gens hésitent à sortir de chez eux; ils ne veulent pas rester trop longtemps dans les commerces. Ils sont effrayés à l'idée de rentrer tard chez eux; ils redoutent  d'être les victimes de ces personnes mal intentionnées et dangereuses. Ce qui est compréhensible.

Nous suivons la tendance. Nous ne cédons pas à la peur, mais nous faisons preuve de prudence. Nous fermons, donc, plus tôt, nous aussi.

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 3 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Nous venons d'apprendre une triste nouvelle. Jeanette est décédée. La "mère adoptive" de Marlène, la chatte rousse, a été victime de cambrioleurs. Veuve, depuis de nombreuses années, la vieille dame, vivait seule dans sa petite maison, jusqu'à l'arrivée de Marlène. 

Les cambrioleurs croyaient, sans doute, trouver des objets de valeurs, chez elle. Je suis certaine qu'elle ne possédait que des objets d'une valeur sentimentale, plus que monétaire. 

Marlène se retrouve, à nouveau, sans propriétaire. La chatte rousse se cherche un foyer...

Reposez en paix, Jeannette !  RIP !

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Samedi 4 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Aujourd'hui, le P.B.C.C est fermé. Nous sommes avec Richard, pour le soutenir, en ce jour difficile. C'est l'ultime séparation. Il n'avait plus que sa mère. Il est donc orphelin. Peu importe l'âge, c'est dévastateur. Richard enterre son enfance, une grande partie de sa vie, son passé... C'est vraiment douloureux.

****

Pendant la cérémonie, il est resté silencieux. Il réagissait à peine aux mots des uns et des autres. Lors de la mise en terre, il a presque failli s'effondrer. Par un effort surhumain, il est demeuré debout, le regard fier, les gestes précis. Il avait une posture digne. Quel adieu pénible! 

(Silence)

***

Maintenant, il est seul dans une pièce. J'entends ses sanglots, discrets, étouffés. Il n'a pas voulu qu'Hélène reste à ses côtés. Il préférait s'isoler pour vivre sa peine. C'est un chagrin qui ne trouve pas de remède, la perte d'un parent.

(Larmes)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Dimanche 5 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Hélène et Richard prennent une semaine pour se changer les idées. Marc le leur a accordé. N'est-il pas génial, mon homme ?

Les amoureux ont prévu de visiter les endroits inconnus, d'eux. Ils vont s'arrêter aussi dans les villages, les campagnes, tout comme dans les villes.

Nous espérons les revoir bientôt, avec d'excellentes nouvelles...

( Sourire)

( Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Lundi 6 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

" 1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.
 2 Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
 3 Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
4 La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, 5 elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, 6 elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; 7 elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
8 La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. 9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. 
11 Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. 
12 Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.
13 Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité."
***
(Silence)
(Sans commentaire !)
Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 
Mardi 7 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Alice, Alicia, Marcel et Marcelin n'arrêtent pas de réclamer des bonbons. Nous faisons attention de ne pas céder à leurs caprices. Nous ne voulons pas encourager leur gourmandise, non plus. Autrement, bonjour les caries, les maux de ventre, les maladies...

***

D'ailleurs, les enfants doivent comprendre qu'ils auront toujours plus de " non " pour réponse que de "oui" dans la vie. Cela n'est ni mauvais ni bon ; ce n'est pas un échec; ce n'est pas un rejet; ce n'est pas un manque d'amour; c'est une façon d'apprendre, d'apprivoiser la vie, le monde. Plus vite, ils comprendront cela et plus vite, ils sauront vivre heureux et se battre (lutter) pour se faire une place dans les sociétés, dans l'existence terrestre, avec respect et amour.

Evidemment, il y a plusieurs manières de voir les choses. Éduquer des enfants ne vient pas avec un manuel; c'est un apprentissage pour eux et pour nous. " On apprend toute la VIE", jusqu'au dernier jour. Car, mourir, tout comme vivre, s'apprend.

***

Donc, comme je le disais, en ce moment, les chocolats et les bonbons sont les rois dans la maison. Ils sont célébrés, depuis des jours; cela ne semble pas vouloir se terminer; au grand désespoir de Marc.

Mon doux trésor, cela passera très vite. Les enfants trouveront vite un autre centre d'intérêt, - d'ailleurs c'est à nous de leur en proposer d'autres - et la " crise" passera.

(Rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 8 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

" Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent." La Sainte Bible (Psaume 23: 4)

Jeannette a été incinérée, dans la plus grande discrétion. Seul Robert, le voisin sauvé par Marlène, était présent, pour lui dire "adieu". Désormais, l'ancien jardinier gardera Marlène. À nouveau,  la chatte rousse a une maison.

Au revoir. À la prochaine fois.  Merci.

Jeudi 9 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Les cambrioleurs viennent d'être arrêtés. Ce sont deux femmes et trois hommes. Ils s'apprêtaient à attaquer une boulangerie. Pris les mains dans la farine. (Rire)

Les journaux, la télévision, les réseaux sociaux, la radio...ne parlent que de cette histoire triste. Les  détenus ont avoué leurs crimes. Même le meurtre de Jeannette. Ils sont coupables de ce geste affreux... Enfin, la pauvre vieille dame peut reposer en paix, vraiment. 

- Nous ne voulions pas la tuer, confient-ils. Nous voulions la faire taire. Elle répétait, à nous soûler et à nous casser les oreilles, cette vieille casse-pieds, rabougrie : " Je n'ai pas d'argent, je suis seule. Vous êtes des débiles ou quoi ? S'en prendre à une pauvre dame sans défense, quelle cruauté ! "

- Sans défense, elle ? Elle aurait pu nous tuer, la sorcière, rien qu'avec sa voix, ses mots et ses cris...

(Silence)

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Vendredi 10 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Adèle est arrivée au travail, ce matin, avec les yeux rouges, la mine serrée et la colère pour vêtement. Pour être en colère, elle l'était. Elle était furieuse! Furieuse!

- Un homme s'est approché de moi et, sans autres mots, il m'a mis la main aux fesses. Oui, je vous le dis, il m'a attrapé le " cul" et il s'est mis à les pétrir comme s'il s'agissait d'oranges qu'il voulait presser... (Un cri de rage).

(Silence)

- Le salaud!

(Silence)

- Ce salopard, sans savoir vivre; ce pervers dégueulasse, ce minable, ce con...(soupir)

(silence)

- Ce goujat a eu droit à ma main, sur sa grosse face de cochon, sans manières. Cet impoli ne recommencera pas...( yeux grands ouverts) Je vous le dis! 

(Rire général)

- Quoi, il n'y a rien de drôle, les amis. Pourquoi riez-vous ?

(Rire)

- Vous avez raison, il vaut mieux en rire qu'en pleurer. ( rire)

****

La situation n'était en rien drôle, c'était juste les mimiques d'Adèle, ses mots, ses "jurons", et son geste de fureur, justifiée, qui étaient amusants. Nous nous disions: " il ne savait vraiment pas à qui il s'en prenait, l'idiot!"

(Rire).

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Samedi 11 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

Jean était d'excellente humeur, aujourd'hui. C'était son anniversaire. Il nous a affirmé qu'il était heureux et reconnaissant à la vie et à Dieu (nous ignorions s'il y croyait ou non)! Il a dit:

" un an de plus, c'est un vrai cadeau; une bénédiction. Je peux espérer réaliser d'autres projets, changer certaines choses dans ma vie, en vivre d'autres et rencontrer d'autres personnes...Vivre, c'est le plus beau des miracles, des trésors, des dons...; apprécier la vie, c'est plus encore! "

Il est arrivé, rasé, élégant, beau...

Il avait des présents pour ses collègues : des fleurs et des boîtes de chocolats, pour les femmes; des chemises et des cravates, pour les hommes. 

Il a aussi offert du champagne à Marc, pour le remercier d'être un bon patron, un collègue et un ami fidèle, sincère, vrai et compréhensible. 

Le gâteau, à la fin de notre service, était délicieux. Marc était vraiment inspiré. Nous avons complété avec de la crème glacée, à la saveur et à la préférence de chacun. La joie et l'espoir étaient au rendez-vous, pour tous.   

( rire)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Dimanche 12 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

- Nous sommes seuls, Jean. Je veux savoir pourquoi, tu voulais offrir des cadeaux à tous. Je sais, ce n'est pas nouveau, mais il y avait dans ton geste, autre chose. Je te connais bien, mon vieux, alors parle, s'il te plaît. Tu sais bien que tu peux tout me dire...

- Décidément, tu es un ami attentionné et perspicace, Marc. Ces derniers temps, j'ai réalisé ce qui était important dans ma vie: vous, mes amis et collègues. Je me suis presque fâché avec vous, avec mon comportement...envers Hélène (petit sourire triste). J'ai traversé beaucoup d'épreuves dans mon existence; les deuils, j'en ai vécu plusieurs. Je déprimais, à la veille de mon anniversaire, tout seul chez moi. Je tournais en rond en me demandant quoi faire; il n'y avait rien de plaisant à la télévision, rien de réjouissant dans mon réfrigérateur et, rien de beau et d'agréable (comme un visage féminin ou un rire d'enfant ) autour de moi, lorsque Leeve et toi, mon cher ami, m'avez appelé à partager votre soirée, votre repas, votre présence...avant le jour J. J'étais ému et touché, même si j'ai tenté de refuser, (tu as insisté, comme toujours (rire franc)). Je ne sais pas ce que j'aurai fait, si vous n'aviez pas téléphoné...Des pensées morbides, des envies de suicides, de haines, de peines...germaient depuis longtemps dans mon esprit; cette journée, spéciale, ponctuée par la solitude, en était une de trop. Je voulais y mettre fin. Heureusement, les bons amis prouvent, encore une fois, qu'ils tiennent à moi, que je suis indispensable (dans et) à leur vie. Je me suis sentis aimé ; je me sens revivre, depuis. La petite fête à la fin du service, les voeux chantés, les présents reçus, par vous tous, mes indulgents collègues, en plus de votre joie, de vos bons mots, de vos regards bienveillants, de vos souhaits...tout cela m'a permis de reconsidérer mon geste et de trouver une raison de rester encore dans ce bas monde. Merci.

(Silence)

(Silence)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Lundi 13 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve! Je suis de retour.

J'ai fait, à nouveau, la lecture de la Bible (Louis Second, plus précisément) aux enfants. Ils réclament, dorénavant, la lecture de 1 Corinthiens 13: 4-7, tous les jours, même si je leur lis  les textes bibliques; ils désirent écouter encore ces mots, lorsque je leur parle des religions et de DIEU; ils veulent entendre ce passage qui dit ce qu'est l'amour et ce qu'il n'est pas;  ils souhaitent retrouver cette partie qui décrit l'amour, comme le plus important de tous les sentiments, de tous les biens.

(Silence)

***

«L'amour est patient, il est plein de bonté; l'amour n'est point envieux, il ne se vante point, il ne s'enfle pas d'orgueil. Il ne fait rien de malhonnête. Il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal. Il ne se réjouit point de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.»

(Un ange passe)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mardi 14 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour. 

" C'est fou comme les gens qui ont des enfants, croient avoir "le monopole du coeur", comme dirait Giscard Destin (rire). Certains croient avoir le monopole du bonheur! Ils oublient que tous nous aspirons à la félicité, à la réalisation de soi, à l'amour, au bonheur...

Ce n'est pas parce qu'une personne n'a pas d'enfant qu'elle ne sait pas comprendre, aimer ou rêver... Tous, nous avons été un enfant; tous nous avons été des adolescents; tous nous avons espéré des choses; tous nous inventions, "songions" nos vies pour le mieux...

Les personnes avec des enfants savent tout l'amour que cela signifie, suppose, demande..; elles connaissent toutes les angoisses, toutes les inquiétudes, toutes les peines et les joies...Elles vivent les avantages et les inconvénients; le côté génial de la chose et le côté contraignant et déstabilisant aussi. Pourtant, ce sont les premières à piétiner (certaines, involontairement, je sais, mais d'autres...) celles qui n'en ont pas.

Ce n'est pas parce que l'on n'exprime pas le désir, verbalement, d'avoir des enfants que l'on n'en veut pas ou ne méritons pas d'en avoir. 

Que savent-ils de notre coeur ? Que savent-ils de notre capacité à aimer ? Que savent-ils de notre efficacité à instruire, à éduquer, à guider, à aimer...? Que savent-ils ?

Oui, ils sont dans le secret de Dieu (ou des dieux), quant à l'expérience de mettre un enfant au monde, de savoir qu'on en est le géniteur et les instants passés à les élever et à les voir grandir et évoluer; certes, ils peuvent mieux "témoigner", mais nous voulons bien cela, les hommes ou les femmes sans enfants. "Mince"! Je suis triste qu'ils soient à ce point incapables de comprendre cela!

Comme dirait quelqu'un: " l'homme propose et Dieu dispose!

De plus, il n'y a pas de manuel pour l'éducation concrète des enfants; chaque enfant est unique, chaque parent est unique; chaque personne est unique; chaque vie est unique..."

(Un ange passe)

Jean est en colère, dit donc! Wow! 

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Mercredi 15 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Personne n'a le monopole de la vie. Tous nous souhaitons vivre! Nous sommes tous de futurs parents, de futurs pères ou mères...

L'amour n'est la chasse gardée de personne. Aimer est le droit de tout un chacun; le privilège, de tous ceux qui viennent au monde; c'est un droit acquis, dès le ventre maternel. Alors, pourquoi certaines personnes empêchent d'autres de vivre, de procréer, d'aimer, de rêver...

Pourquoi ?

L'Amour, les sentiments, les émotions, les relations ... sont le droit "divin" de tous. Laissons Vivre; laissons aimer! Vivez! Aimez! Soyez Heureux...

(...)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

Jeudi 16 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

- Que se passe-t-il Alain ?

- Si, tu savais, Adèle ! Si tu savais !

- Quoi ? Tu me fais peur!

- Je suis triste.

- Pourquoi ?

- Une de mes voisines, qui est aussi une bonne amie, est constamment agressée, maltraitée, harcelée, malmenée...

- Par qui ?

- C'est aussi cela le problème. Elle refuse de le dire, avec les mots; elle ne veut pas le dire ? elle ne peut pas le dire ? Je ne le sais pas.

- Traumatisme ? Choc ? Peur ? 

- Tout cela, je dirais.

- (Silence)

- Je ne sais comment l'aider et cela me chagrine.

- La violence est intolérable. Les violences font des ravages, des dégâts, des blessures irréparables (au coeur, à l'âme, à l'esprit, au corps...); la souffrance, la douleur, la peur, la crainte, les maladies...

- (Silence).

- Je me demande, pourquoi, il faut encore le dire à certaines personnes. Est-ce si difficile de comprendre la douleur que l'on inflige ? Est-ce un plaisir de voir, de faire souffrir...que l'on oublie de se mettre à la place de l'autre ? Je suis en colère. Vraiment !

- Je me sens tellement impuissant.

- (Silence triste).

- Comment l'aider ?

- (Silence triste, à nouveau)

(Silence) ( Silence).

Au revoir. À la prochaine fois. Merci. 

Vendredi 17 novembre 2017

Bonjour.

Coucou! C'est moi, Leeve ! Je suis de retour.

Adèle a eu un malaise, au travail, aujourd'hui. Nous avons appelé un médecin, en urgence. Elle refusait d'être conduite à l'hôpital.

(Silence)

Elle est enceinte. Elle attend son deuxième enfant. Il fallait voir sa surprise et sa joie. Elle était transportée de bonheur. Que c'est beau de découvrir qu'un miracle se prépare en vous !

Un bonheur semblable, on le souhaite à toutes les femmes et à tous les hommes: futures mères; futurs pères ; futurs parents. 

(Silence triste)

Au revoir. À la prochaine fois. Merci.

  

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