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9 articles avec concours

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Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Bonjour.

Je vous invite à visiter mon blog et, s'il vous plaît, à vous abonner au blog !

Merci de suivre le blog et de découvrir mon travail, entre autres. Merci pour votre aide précieuse !

MERCI.

Bonne semaine et bon mois de septembre! Bonne journée !

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Rappel : les livres en rapport avec LOKROU sur la boutique Edilivre

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Rappel

Bonjour.

Les livres en rapport avec LOKROU sur la boutique Edilivre sont à la fois en format papier et en format numérique (ebook) pdf. 

Le format numérique (ebook ) pdf est à 1,99€ sur la boutique Edilivre.

TOUS les livres sont à 1,99€ au format numérique (ebook) pdf!

MERCI pour votre aide, vitale et précieuse !!😁😂😀❤

Bonnes lectures!📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚📚

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Bienvenue sur la page Facebook de mes livres

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

 

Bonjour.

Je vous invite sur la page Facebook de mes livres. Merci pour les " j'aime, like". Merci pour le partage du lien et, merci d'inviter vos ami(e)s à aimer la page et à partager le lien aussi. Merci:

https://www.facebook.com/evelynepatricialokrouofficiel/

https://www.facebook.com/pages/Evelyne-Patricia-Lokrou/203510286330698

Tous mes liens importants:

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Merci de visiter mon blog et merci de me suivre sur les réseaux sociaux. Merci.

Je vous suis très reconnaissante! 🌹🌷💚❤😁🌍🌏🌎

 

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Le trésor (conte)

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Le trésor
Par Evelyne Patricia Lokrou

 

Il était une fois, deux jeunes veuves, du même âge, trente-cinq ans. L'une était riche, Aïssa et l'autre pauvre, Aïcha. Elles avaient toutes les deux une fille du même âge, dix ans. La fille de Aïssa, Taïna, était ronde et vilaine de figure; au contraire, la fille de Aïcha, Maïmouna était très belle. Mais, en plus, elle était très serviable, travailleuse et pieuse; qualités que Taïna ne possédait pas.

Un matin, comme tous les matins du monde, Maïmouna alla au puits pour puiser de l'eau. Elle aimait tant la nature et les animaux que chemin faisant, elle s'arrêtait, soit pour les contempler, soit pour libérer un animal prisonnier des griffes dun prédateur ou dun piège. Elle avait une autre qualité, celle d'être toujours joyeuse et pourtant sa mère et elle n'étaient pas gâter par la vie : Le mari de Aïcha, Souma, était mort l'année dernière, attaqué par une lionne, furieuse de le voir approcher trop près de ses petits : C'était lui qui rapportait la nourriture à la maison (il s'occupait du champ de manioc et cueillait des fruits qu'il vendait majoritairement en ville. Cela leur faisait un petit revenu qui leurs permettaient à survivre). À son décès, Maïmouna, alors âgée de sept ans, était très dégourdie. Elle continua à travailler dans le champ et à récolter des fruits; elle était aidée de sa mère, qui se chargeait de les vendre au marché.
Maïmouna donc, de bonne humeur, alla puiser l'eau quotidienne pour la cuisine, car c'était elle qui préparait les repas, balayait leur case et la cour devant; elle lavait aussi les vêtements et les quelques ustensiles qu'elles possédaient.
Alors qu'elle était proche du puit, elle aperçue une vieille femme qui tenait un gros sac dans la main; elle avait aussi un fagot de bois sur sa tête. Maïmouna, généreuse et respectueuse proposa de laider :
- Merci ma fille, lui dit la vieille dame. Prends le sac et ne l'ouvre en aucun cas jusquà ce que je te le dise. Promets le moi.
- Je te le promets, dit Maïmouna un peu intriguée.
La vieille dame et elle allèrent au puits.
Comment vas-tu puiser de l'eau, grand-mère ? Tu n'as pas de seau.
À toi de le faire pour moi, dit la vielle dame à Maïmouna.
Je n'en ai qu'un, malheureusement, et ma mère m'attend.
Ouvre le sac. Il y a deux calebasses : une claire et une sombre. Choisis la sombre et puise l'eau pour que je me désaltère.
Maïmouna fit ce que lui ordonna la vieille dame.
Merci pour cette eau fraîche, ma fille. Maintenant, tu peux garder l'autre calebasse, mais ne l'ouvre que lorsque tu seras chez toi, en présence de ta mère, à minuit, pas avant.
Merci grand-maman, dit humblement Maïmouna, surprise de tant de générosité chez une femme qu'elle ne connaissait pas. 
Aussitôt, la vieille femme disparut, comme elle était apparut, mystérieusement.
Rentrée chez elle, Maïmouna raconta l'histoire de sa rencontre à sa mère. Avec prudence, elles entreprirent d'ouvrir la calebasse. Tel fut leur étonnement lorsqu'elles découvrirent que la calebasse contenait des pierres précieuses, de lor, de l'Argent et des graines pour cultiver (maïs, haricots, riz, blé, café, cacao, coton, bananes, etc.). Ce trésor était inestimable. Il venait tout changer dans leur existence. De pauvres, elles passèrent à riches.

Du jour au lendemain, elles devinrent les plus riches du village. Dévouées, elles firent construire des maisons, un hôpital, une école, une bibliothèque pour tous. Elles donnèrent à manger au plus démunis, car leurs plantations offraient des vivres en abondance.

Aïssa et Taïna étaient de plus en plus jalousent. Elles insistèrent pour connaître le secret de la richesse d'Aïcha et de Maïmouna. Ces deux dernières, nullement égoïstes le leur dit.
Aussitôt, Aïssa obligea Taïna à aller au puits. Ce que fit Taïna à contrecoeur. Elle rencontra la vieille femme. Mais, elle ne l'aida pas à transporter le sac. Au contraire. Elle la dépassa, sans dire bonjour ni offrir son aide respectueuse.
Ma fille, veux-tu bien maider ? Interrogea la vieille dame, au bord des larmes.
Que me donneras-tu en échange ? demanda Taïna.
Ce que tu voudras. Ce que tu mérites, dit la vieille dame.
Alors Taïna pris le sac des calebasses et alla au puit avec la vieille dame. Malgré sa promesse, elle ouvrit le sac avant la permission de la vieille dame.
Devant le puit, la vieille femme lui ordonna de servir à boire. Taïna but en premier et servit en suite la vieille dame. Sans rien dire, la vieille dame lui ordonna encore de conserver la calebasse claire comme elle l'avait fait pour Maïmouna et de ne l'ouvrir quavec sa mère à minuit.
Taïna ne prit pas la peine de remercier la vieille dame et elle revint chez elle. Elle raconta tout à sa mère, dont le mari était mort, il y a trois ans, empoisonné par sa propre femme,  cette dernière rit des méchancetés et des impolitesses de sa fille adorée. 
Elles nattendirent pas lheure réglementaire et ouvrit aussitôt le sac. Il y avait à lintérieur des serpents. Ces derniers les piquèrent et les avalèrent tout rond. On n'entendit plus parler d'elles. Le village débarrasser des deux méchantes riches qui passaient leur temps à se moquer et à persécuter les pauvres du village. 

Quant à Aïcha, elle vécue longtemps et heureuse auprès de Maïmouna qui se maria avec un riche, élégant et généreux médecin. Elle eut de nombreux enfants: des filles et des garçons, qui s'occupèrent de ses vieux jours avec Respect et Amour.

FIN

* Ce texte a été écrit pour un concours et soumis à ....

Désolée, parfois pour les apostrophes...La machine (rire)

 

@ tous les droits réservés sur le texte. Merci.

Le trésor (conte)

Publié dans Lecture, Conte, Concours

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Amis pour la vie ( nouvelle)

Publié le par Evelyne Patricia Lokrou

Amis pour la vie 
Par Evelyne Patricia Lokrou


Nous étions quatre amis. Nous ne nous quittions jamais. Les autres nous surnommaient, le sourire aux lèvres : les inséparables. Dès que l’on voyait l’un, les autres n’étaient pas loin. Comme les mousquetaires d’Alexandre Dumas, notre cri de ralliement, pas très original, mais vrai, était « Un pour tous et tous pour un». 
Aujourd’hui, nous ne sommes que trois; des Athos, Porthos et Aramis, sans notre d’Artagnan. Assis ensemble sur ce bang, dans ce musée froid et triste, nous pensons à notre ami récemment disparu. C’était un peintre et sa peinture est la seule chose que nous conservons de lui. Mis à part les souvenirs. Pourtant, rien ni personne ne saurait nous prendre ce que nous sommes fondamentalement. Nous étions comme les doigts de la main (sans le pouce bien sûr). Même amputé d’un membre, nous conservons notre complicité et notre profonde et éternelle amitié.
***
    Comme par hasard, et Dieu seul sait qu’il n’y a pas de hasard, nous sommes nés la même année, tous les quatre. Moi, Alain, je suis venu au monde, le 14 mai 1980; Fabrice, le 17 mars 1980; Patrick, le 12 avril 1980 et Charles, le 18 octobre 1980.
Nous nous sommes rencontrés à l’école. Plus précisément à la garderie. Très vite, nous sommes devenus des amis et même plus que des amis, des frères. Peut-être parce que tous les quatre nous étions des enfants uniques. Nos parents, complices de notre amitié, s’arrangeaient toujours pour nous mettre dans la même école. Compte tenu de notre âge, nous finissions toujours dans la même classe. Si bien que nous fîmes la maternelle, le secondaire et le lycée ensemble. Nous étions dans un système d’éducation à la française.
Patrick et Fabrice apprirent l’espagnol, en seconde, quand le moment fut venu de choisir entre l’allemand et l’espagnol; Charles et moi, nous apprîmes  l’allemand. Ce fut l’une des fois où nous fûmes séparés. L’autre fois, ce fut en première et en terminale. Je choisis la série C, la série scientifique par excellence; mes amis choisirent la série A, littéraire. Cette année là, je découvris combien j’aimais mes trois amis et frères. Bien sûr, nous nous retrouvions à la pause, mais ce n’était pas assez pour des garçons qui avaient passé leur petite enfance à être collés comme des sangsues à une peau. Nous discutions de choses et d’autres en particulier des filles.
Patrick, Fabrice et moi, nous réussîmes le baccalauréat. Charles dû reprendre sa classe de terminale. Il l’a repris trois fois. Au bout de ses trois échecs, il se dirigea vers une école d’Art. Il était particulièrement doué pour la peinture et le dessin. 
Puis vint l’université pour Patrick, Fabrice et moi. Nous n’étions plus que trois dans des facultés différentes : Moi, je suivais des cours de médecines; Fabrice, des études de droits, Patrick, des études en communication.
Les études terminées, chacun poursuivit ses activités. Nous n’étions plus souvent ensemble. Nous prîmes des chemins différents. La vie se chargea de nous séparer, mais pas pour trop longtemps, espérions-nous. Nous finirions par être à nouveau réunis, croyions nous.
***
Comme la chanson de Patrick Bruel, « Place des grands hommes», nous promirent de nous revoir tous les quatre lorsque nous aurions trente ans.
En novembre 2010, le 22 pour être précis, nous nous revîmes à une fête organisée par votre serviteur. Nous fêtâmes ensemble une fois encore, notre anniversaire, comme nous le faisions quand nous étions petits. Exception faite que nous bûmes du champagne et mangeâmes du gâteau.   Mais, l’un de nous brillait par son absence. Nous ne pouvions être totalement heureux, car nous venions d’être amputés d’une partie de nous même. Nous étions présents, à rire et à nous souvenir, mais nous n’étions pas totalement là. Nos pensées volaient vers notre ami. Il nous avait quittés si brusquement. Il était dans chacune de nos pensées. Rien ni personne ne pourrait le ramener. Nous étions meurtris, mais il fallait être fort et ne pas craquer. Notre amitié en dépendait. Car si nous étions abattus complètement, nous ne pourrions pas nous revoir, car cela serait pénible à chaque fois. Nous devions prendre ce départ pour un événement unificateur. Nous devions nous serer les coudes et ne pas perdre de vue notre profonde amitié. «Mourir sur scène», de Dalida était la chanson que nous choisîmes pour cette occasion particulière. C’était d’ailleurs son air préféré. Il l’écoutait tout le temps sans arrêt.
***
J’étais maintenant un gynécologue. J’étais père de trois enfants : deux filles, Lyne et Julie, et deux garçons, Jacques et David. J’étais aussi l’époux de Suzanne. Je croyais tellement être marié à elle pour l’éternité. Mais, la vie joue des tours.
Fabrice était devenu un avocat célèbre. Il était aussi mon avocat. Il me représenta à mon divorce. Il vivait heureux avec Charlène, son épouse. Ils avaient deux merveilleux enfants : les jumeaux, Patricia et Patrice.
Patrick, journaliste et écrivain, vivait avec Dany, un professeur de français, dans un lycée. Il semblait heureux, même si Dany exigeait le mariage et les enfants (par adoption ou mère porteuse). Patrick n’était pas favorable à cette idée. Il voulait vivre avec son amour et vivre bien dans cette relation qu’ils partageaient depuis bientôt cinq ans. Cela le satisfaisait.
Charles, toujours célibataire, le plus beau de nous quatre, collectionnait les conquêtes. Les femmes tombaient à ses pieds, excusés l’expression, comme des mouches. Mais, il n’était pas heureux, car la seule femme qu’il aimait, Fiona, lui préférait un professeur de mathématique. Charles n’avait pas l’habitude des refus venant des femmes. Fiona était un défi et une contrariété. Il ne pouvait supporter de la voir lui dire non.
Peintre dessinateur, Charles faisait de nombreux tableaux de sa bien-aimée, sans pour autant émouvoir cette dernière. Elle devint son obsession. Il lui écrivait des lettres enflammées, sans succès. Elle restait de marbre. Rien de ce qu’il faisait ne semblait la toucher. Elle semblait insensible à ses charmes. 
« Tu n’es qu’un coureur de jupons», finit-elle par lui lancer à la figure, un soir. 
Elle lui annonça, par la même occasion qu’elle épousait, Jean, son professeur de mathématique. Charles, sensible comme peuvent l’être tous les artistes ne supporta pas la chose. Il fit une dépression qui le conduisit à l’hôpital psychiatrique. Il y resta pendant six mois. 
***
Le soleil était haut dans le ciel, ce mardi matin. Charles erra dans les rues comme un chien battu. Le soir venu, il sortit dans les bars toute la nuit pour noyer son chagrin, qui était inscrit sur son beau visage. Il ne manquait que l’étincelle pour allumer la mèche de la dynamite. Et ce qui devait arriver, arriva. Il rencontra un dealer, en sortant d’un des bars. Charles acheta de la drogue. Rentré chez lui, cet après-midi là, il décida de mettre fin à ses jours. Il s’enferma dans la petite salle de bain, de son modeste appartement, et il s’introduisit la mort dans les veines. N’ayant pas de ces nouvelles, une de ses nombreuses petites amies, Adèle, un mannequin, alla le voir. Le concierge la connaissait bien. Il l’aimait bien. Il accepta donc moyennant de l’argent d’ouvrir l’appartement. C’est comme cela qu’ils découvrirent Charles. Il était mort depuis cinq jours.
***
Avant son geste désespéré, Charles prit le temps d’écrire une lettre à ses trois meilleurs amis et frères :
Très chers frères et amis,
Je ne vous quitte pas vraiment. C’est cette vie que je fuis. Je me délivre de cette douleur; celle de ne pas avoir mon amour à mes côtés. Dites lui que je  lui pardonne de ne pas m’avoir choisi et de ne pas m’avoir fait confiance. Elle avait ses raisons. Je pars heureux d’avoir été aimé sur cette terre par la seule famille que j’ai : Vous !
Pardon, je ne serais pas au rendez-vous. J’aurais eu trente ans dans quelques jours. On est le 9 octobre. Mais, je ne veux pas les avoir, les fêter, sans mon cœur à mes côtés. Pardon de vous abandonner, mais la vie est insupportable sans elle. Je vous aime, frères. Pardon de ne pas être au rendez-vous ! Bisous. Adieu. Charles.
***
L’annonce de sa mort fut un choc pour nous. Nous ne comprenions pas son geste, même après la lecture de cette missive. Sa lettre, loin de nous réconforter, était pour nous une véritable trahison à notre amitié. Nous mîmes des semaines à digérer la nouvelle. Nous l’enterrâmes, le jour de son anniversaire. 
***


Et cet après-midi du mois de novembre 2013, nous voilà à nouveau assis sur ce banc, dans ce lieu qui nous le rappelle. Nous voici installés inconfortablement, serrés comme dans un autobus bondé, à penser à lui. Patrick lui a écrit un poème simple sans fioriture qu’il nous lit sans aucune passion :
Charles, fragile petite chose
Que nulle n’ose comprendre
Et prendre dans ses bras, 
Nous, nous t’aimons pourtant
Tu nous aimais tant 
Pourquoi avoir quitté ces belles choses
Pour les bras
Éternels de la mort ?
Adieu ami et frère.
C’est aussi lui qui a rédigé l’annonce de sa mort dans les journaux, il y a de cela trois ans :
La famille de Charles Bertrand a le regret d'annoncer son décès survenu le 9 octobre 2010 à 
Montréal. Âgé de 30 ans, il était le fils de Brigitte Laurence et d’Eddy Bertrand. Outre ses parents, il laisse dans le deuil ses amis et frères, Alain, Fabrice et Patrick, ainsi que de nombreux admirateurs et admiratrices.
***
Il était un peintre de talent.
Tu dis vrai, Alain, mais c’était aussi un artiste torturé, dit Fabrice.
Comme le sont en général les artistes de talents, affirme Patrick 
Il nous laisse de belles toiles, ajoute Fabrice.
Elle était vraiment belle, Fiona.
Oui, Alain, elle l’était au point de mourir pour elle !?
Tu l’as dit, Patrick, confirme Fabrice.
Il aimait les couleurs chaudes. Voyez ce jaune éclatant et ces couleurs vives. Ce rouge, ce vert, ce bleu, etc. montrent qu’il aimait la Vie ! Je ne comprends pas grand-chose à la peinture et à l’art, mais je peux avouer que c’est beau. Cette toile, je peux affirmer sans risque de me tromper que c’est nous trois, ses amis. Comme aujourd’hui, nous sommes assis ensemble…
Impossible de nous reconnaitre. Nous semblons identiques avec ses visages méconnaissables, Alain, dit Fabrice.
Mais, Fabrice, dit Patrick, nous sommes censés êtres des frères. Des frères se ressemblent d’une manière ou d’une autre. Il n’est pas nécessaires de savoir qui est un  tel. Seul importe l’Amour qu’ils éprouvent les uns pour les autres. Nous étions ensemble, toujours présents pour lui, comme il l’était pour nous. Il n’y a que cela qui compte.
De plus, nous nous savons que c’est nous les personnages du tableau. Inutile que les autres le sachent ou le devinent.
Bien dit Alain, approuva Patrick.
Les couleurs qu’il a choisis prouvent que nous comptions pour lui. Il nous aimait c’est certain : Le Jaune, l’intelligence, comme tu le dis souvent Alain, ta couleur préférée; Le rouge, L’Amour, pour moi, Fabrice; Le vert, L’espoir, pour toi Patrick et le bleu, pour lui, Charles, la Liberté, chacune de notre personnalité. Et les autres couleurs pour montrer que nous aimons la diversité et les êtres humains tels qu’ils sont.
Nous sommes les trois mousquetaires. Assis à attendre un D’Artagnan qui tarde toujours à venir. 
Oui, Alain, nous pouvons dire que nous connaissons l’Amour, L’Amitié et l’Entraide.
Oui !!! répondent-ils d’une seule voix.
Nous pouvons le dire !!!
***

Vous comprendrez que Charles était présent en esprit à cette fête qui nous était consacrée. Car, c’était toujours une fête, nos retrouvailles. Même si l’un des membres était absent de corps; il l’était par l’âme. L’Amour et l’Amitié le conservaient vivant dans chacune de nos réunions. Nous ne sommes désormais plus que trois, chagrinés, un peu en colère d’avoir perdu un ami si cher à notre cœur, sans avoir pu faire grand-chose pour lui. Mais, le geste de Charles était-il prévisible ? Nous demeurons des amis pour la vie, des amis aimants.
***
 Aujourd’hui, au moment où je vous parle, je suis devenu un gynécologue réputé et très apprécié. J’ai ma propre clinique. Mes patientes et mes patients, oui je consulte aussi les hommes, sont satisfaits. Je dirai même plus, comme se plaisent à dire dans Tintin, Dupont et Dupond, ils sont très satisfaits. Je prends soin d’eux. Bien sûr, il y a des cas malheureux, mais c’est très rare. Je me suis remarié avec Suzanne. En effet, vous avez bien lu. J’ai épousé à nouveau la mère de mes enfants. Je ne peux me passer d’elle et elle de moi. 
« Tout est dans la communication» ne cesse de me dire le conseillé matrimonial que nous consultons, une fois par semaine. Nos enfants sont heureux et grandissent bien. L’aînée, Lyne, vient d’avoir dix neuf ans et elle songe déjà à partir en appartement avec son petit ami, Patrice, qui a vingt deux ans.
Mes autres enfants ont respectivement, seize, quatorze et douze ans.
Fabrice vit toujours avec Charlène. Ils s’aiment toujours autant. Témoins à mon second mariage, il m’a demandé de ne plus réclamer ses services d’avocat.
Je compte bien te voir marié à cette femme pour la vie», dit-il.
Il est heureux de savoir qu’une belle histoire d’Amour s’est construite entre son fils, Patrice et ma fille, Lyne. Il  espère bien les voir se marier dans quelques années.
    Patrick et Dany se sont séparés. Dany vit désormais avec Alexandre, un humoriste. Ils ont adopté un petit garçon, qu’ils ont appelé Philippe, et fait appel à une mère porteuse pour le second enfant, une fille, qui porte le doux prénom de Sarah.
     Patrick, de son côté, vit avec Joël qu’il a rencontré dans le village gai, à la parade de la fierté gaie. Ce fut le coup de foudre. Il envisage de se marier; lui qui ne le désirait pas, il y a quelques années. Il espère avoir une flopée d’enfants. Bien évidemment, ils feront appel à des mères lesbiennes, désireuses elles aussi d’avoir des enfants, pour être les mères de leur enfants.
***
    Tous les trois nous allons régulièrement sur la tombe de notre ami, Charles. Mais, le plus important et le plus significatif, c’est lorsque nous allons tous les 22 novembre dans le musée pour voir sa peinture, notre portrait qui fait partie de la collection permanente.
    Toujours, nous nous installons sur le banc, l’un à côté de l’autre, dans le même ordre. Moi, Patrick et Fabrice et nous contemplons ce magnifique tableau laissé en héritage par notre ami. Nous parlons à voix basse de lui, sans jamais le blâmer de nous avoir ainsi abandonné. Et, puis, il l’a dit lui-même ce n’est pas un abandon. C’est une autre façon de choisir sa fin. Ce n’est pas la meilleure ni celle qu’on conseillerait, mais c’est une autre manière de choisir sa destinée. Le suicide n’est pas la solution, mais elle est parfois, malheureusement, la réponse à la souffrance.
Je suis fier d’être ici.
Nous le sommes tous, Alain, dit Patrick.
Charles a laissé un trésor inestimable au monde.
Oui, Alain, approuve Fabrice.
Notre portrait est tellement touchant que je ne sais jamais que dire en le voyant.
Je ne sais jamais, moi aussi, Alain, dit Patrick.
Nous ne pourrons jamais le remercier de nous avoir aimés.
Nous ne pouvons pas le remercier, mais nous pouvons apprécier ces belles toiles, en pensant très fort à lui, Alain, dit Fabrice.
Il nous aura appris une chose….
Laquelle, Alain ? interroge Fabrice.
Que l’amitié est, tout comme l’amour, essentiel.
Nous t’aimons, cher Ami!!! Disent-ils ensemble.
Nous ne t’oublierons jamais.
Comme le dit, Alain, tu seras toujours dans nos cœurs comme une fleur nouvelle, ajoute Patrick.
Sois heureux là où tu es !
Je dis comme Alain, sois heureux ! dit Fabrice.
Merci de nous avoir aimé comme des frères !
Merci!! Ajoute Fabrice et Patrick
***
Nous étions quatre amis. Nous étions unis à jamais. Les autres nous qualifiaient, en riant : d’inséparables. Nous les laissions dire. Les insultes ou les moqueries ne nous atteignaient pas, car nous étions très fiers de notre amitié. Comme Athos, Porthos, Aramis et D’Artagnan, nous ne nous quittions jamais. «C’était un pour tous et tous pour un». Mais aujourd’hui, nous ne sommes que trois.
    Assis, sur ce banc inconfortable, nous pensons à notre ami décédé. Il est mort, mais pas notre amitié. Elle est plus forte. Peut être en raison de cette mort soudaine. Dans notre cœur, nous sommes toujours quatre. Notre D’Artagnan est toujours en vie. Sa peinture nous aide à le conserver intacte dans nos mémoires et dans nos âmes un peu blessée par ce départ choisi. Nous sommes et resterons toujours des amis pour la vie. Rien ni personne ne pourra nous enlever ce lien que nous partageons. Nous sommes des frères et les frères n’oublient jamais de se souvenir les uns des autres. C’est le meilleur d’entre nous qui part le premier. Il était un peintre, un dessinateur, mais aussi un homme sensible, même si certains, comme Fiona, peuvent penser le contraire. Il aimait la Vie, même s’il a choisi de renoncer à elle. C’était un  amoureux des choses et des êtres, pas étonnant que les femmes l’aiment autant. Il savait les rendre plus belles qu’elles ne l’étaient en réalité. Il n’a pas su touché le cœur de Fiona, mais c’est parce qu’on ne peut être aimé de tous. Il faut se concentré sur ceux qui nous aime et pas sur ceux par qui l’on veut être aimé.
     Nous quitterons cette vie un jour ou l’autre nous aussi, l’un après l’autre ou ensemble, qui sait ? Mais, peu importe, car de l’autre côté, ils diront, avec un sourire aux lèvres : « Laissons les encore être des Amis, mais aussi des frères.»


FIN.

* Ce texte a été écrit pour un concours de nouvelle et soumis....

@ tous les droits réservés sur le texte. Merci.

Amis pour la vie ( nouvelle)

Publié dans Concours, Lecture, Nouvelle

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